• Martine Ouellet déplore la dérive du débat

    Montréal, le 17 juillet 2016 – La candidate à la chefferie du Parti Québécois et députée de Vachon, Martine Ouellet, déplore la dérive dans laquelle ses collègues Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée plongent le débat présentement.

    « Mes collègues Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier font des artifices avec un mélange de laïcité et de vœux religieux, ils font du clientélisme pour dévier le débat des véritables enjeux de cette course, l’indépendance du Québec. Ils font le jeu de nos adversaires en évitant de prendre l’engagement de faire l’indépendance dans le prochain mandat », a déclaré la candidate.

    « Pour avoir toute la marge de manœuvre nécessaire, pour avoir les coudées franches, afin de faire du Québec un État laïc, il faut ne plus être astreint à la Constitution canadienne, il ne faut plus être contraint par la Charte des droits et libertés canadienne et ne plus être soumis aux décisions de la Cour Suprême du Canada. Ça nous prend un État indépendant. J’ai d’ailleurs déposé notre Plan Ouellet 2018-2022 pour la République du Québec afin que nous nous dotions enfin de notre propre Constitution, avec notre propre Charte des droits et liberté et nos propres tribunaux », a affirmé Martine Ouellet.

    « Ce que l’ensemble des autres candidats proposent aux membres du Parti Québécois et à tous les Québécois, c’est la même recette qu’à l’élection de 2014 où l’indépendance est tassée. C’est une recette qui ne lève pas, c’est une recette perdante. Que ce soit en reportant l’indépendance aux calendes grecques ou encore en attendant 6 mois avant la prochaine élection pour le dire, c’est du pareil au même. Ces recettes ne feront que perpétuer la fragmentation des indépendantistes. Pour gagner, il faut remettre l’indépendance au cœur des engagements du Parti Québécois. Les Québécois sont prêts à prendre leur pleine liberté, leur pleine responsabilité », a affirmé Martine Ouellet.

    « On constate qu’il y a actuellement un désintérêt envers la course. Ce n’est toutefois pas en reproduisant 2014 comme le font mes collègues que nous susciterons l’intérêt et l’enthousiasme, mais plutôt en apportant l’approche franche, assumée et rassembleuse qu’est celle de la République du Québec », a déclaré la députée.