• Affaire Rozon: Le gouvernement du Québec doit agir pour que le crime ne paie pas

    La députée de Vachon et chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, a tenu ce matin un point de presse en réaction à l’annonce de la création du Festival du rire de Montréal. Initiative de l’humoriste Martin Petit, ce nouveau festival, supporté par la mise sur pied d’une OSBL, regroupe une cinquantaine d’humoristes qui partage un souhait : ne pas contribuer à l’enrichissement de Gilbert Rozon en achetant son entreprise ou en participant à lui donner de la valeur. Doté de principes éthiques comme la responsabilité sociale, l’équité salariale et le respect des artistes, des artisans et du public, le Festival du rire de Montréal est là pour rester, selon ses fondateurs.

    C’est dans cet état d’esprit et afin d’appuyer cet objectif que Martine Ouellet demande au gouvernement du Québec de faire également sa part en retirant toute subvention à l’entreprise de Gilbert Rozon, ainsi qu’aux acquéreurs subséquents, afin qu’il ne puisse s’enrichir à même les fonds gouvernementaux.

    « Cette prise en main rapide des acteurs du milieu, à la suite d’une crise sans précédent, est admirable. Ils n’ont pas cherché la facilité, mais plutôt la justice, en proposant une solution qui évite que Gilbert Rozon ne s’enrichisse encore plus », a souligné Martine Ouellet.

    Le crime ne paie pas!

    «Cette affaire met en lumière une problématique importante : comment éviter qu’un présumé violeur ne s’enrichisse par la vente obligée de son entreprise. Ce serait indécent, inacceptable et particulièrement odieux pour ses victimes!« a poursuivi madame Ouellet. « Il m’apparaît essentiel que le gouvernement du Québec s’engage, dès aujourd’hui, à ne pas financer, directement ou indirectement, quelques initiatives qui auraient comme résultat d’enrichir Gilbert Rozon. »

    «C’est dans cette perspective que j’entends questionner le premier ministre à ce sujet lors de la période de questions de ce matin. Je souhaite que lui et son gouvernement se rallient d’emblée à ce message essentiel qui doit être réitéré : le crime ne paie pas!», a conclu Martine Ouellet.