• Fonds national des corridors commerciaux : le Québec veut sa juste part – de 420 M$

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le chef parlementaire et porte-parole en matière de développement économique, Xavier Barsalou-Duval, réclament des investissements de 420 millions de dollars au Québec par l’entremise du Fonds national des corridors commerciaux.

    « Il y a 2,1 milliards de dollars injectés par Transports Canada dans un fonds pour améliorer le transport de marchandises dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers canadiens. Le Québec doit obtenir sa part, soit 420 millions de dollars d’investissement, notamment pour réaliser le projet de pôle logistique à Contrecœur et remettre en état les cinq ports de l’Est du Québec qui seraient rétrocédés au gouvernement québécois », a souligné Martine Ouellet.

    En 2007, sur 2,1 milliards de dollars attribués à un fonds similaire, seulement 44 millions de dollars ont été dépensés au Québec (2,2 %) ; ce qui représente un manque de 356 millions de dollars pour le Québec. « Le gouvernement canadien avait tout simplement préféré faire cotiser les contribuables québécois pour ensuite investir les sommes ailleurs au Canada, comme par exemple à Halifax. Nous ne laisserons pas encore le gouvernement canadien agir de la sorte », a poursuivi Xavier Barsalou-Duval.

    Le pôle logistique de Contrecœur

    Le Port de Montréal est l’un des plus importants en Amérique du Nord. « La modernisation du réseau ferroviaire desservant le secteur du futur pôle logistique de Contrecœur est essentielle pour soutenir l’exportation des produits manufacturiers québécois. On parle ici de plusieurs milliers d’emplois qui seront créés dans la région » a ajouté monsieur Barsalou-Duval.

    « Tant qu’on ne sera pas indépendant, on se voit obligé de quémander des fonds pour notre développement économique québécois. Si le Québec possédait tous ses leviers économiques, on choisirait de développer le port de Montréal et d’investir dans les quais et les différentes installations portuaires essentielles au développement économique des régions comme celles de Matane ou de Port-Cartier », a conclu la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet.

  • 150e anniversaire de la Confédération : « dépenser 500 millions de dollars pour célébrer une distraction? » — Martine Ouellet

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, a critiqué les dépenses envisagées par le gouvernement canadien pour l’anniversaire de la Confédération. « Justin Trudeau a doublé l’enveloppe prévue par le gouvernement Harper pour célébrer à coup de centaines de millions de dollars ce dont il refuse de parler, ce qu’il a qualifié de distraction après que le premier ministre le plus fédéraliste de l’histoire du Québec a reconnu que la Constitution canadienne ne marchait pas », a fait remarquer la chef du Bloc Québécois.

    « Quelle est la pertinence pour nous de payer cette facture, complètement démesurée, pour fêter le Canada et son carcan constitutionnel? », a déploré Martine Ouellet.

    Le manque de considération du gouvernement canadien est évident, que ce soit envers les peuples autochtones ou bien à l’égard du peuple québécois. Mercredi soir, une centaine de personnes, surtout des membres des Premières Nations, ont manifesté devant le Parlement à Ottawa contre les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération. Une manifestante a même condamné à cette occasion le « génocide culturel » commis par le gouvernement canadien envers les Premières Nations.

    « Le refus de Justin Trudeau de reconnaître l’échec constitutionnel de 1982 et sa propension à nier le statut de nation du Québec en contestant en cour suprême la Loi 99 démontre une autre fois qu’un dialogue avec le gouvernement canadien ne sera jamais possible », a poursuivi la chef du Bloc Québécois.

    « Nous perdons tout simplement notre temps en continuant les discussions avec Ottawa. L’indépendance donnera au Québec tous les pouvoirs nécessaires pour appuyer les droits de la nation québécoise. En tant que pays indépendant, le Québec possédera enfin tous les moyens pour réaliser son plein développement économique et social », a conclu Martine Ouellet.

  • Bois d’œuvre : deuxième coup de poing économique pour l’industrie forestière québécoise

    Après que le département américain du Commerce ait confirmé l’imposition d’une autre surtaxe dite antidumping, la chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, dénonce conjointement avec la députée de Manicouagan et porte-parole en matière des ressources naturelles, Marilène Gill, cette taxe injustifiée et injuste.

    « N’oublions pas que cette taxe dite antidumping de 6,87 % s’ajoute aux soi-disant droits compensatoires, déjà en vigueur depuis le mois d’avril dernier. Quant à la taxe d’exportation moyenne de 27 %, ça inflige un handicap complètement injustifié aux secteurs industriels qui exportent au sud de la frontière. Si le gouvernement de Justin Trudeau décide de ne pas défendre les intérêts québécois, ce sont surtout les 120 communautés rurales québécoises où 90 % des emplois se situent dans le secteur forestier qui sont perdantes. Mettre à risque 60 000 emplois québécois en restant les bras croisés, comme le fait le gouvernement canadien, est inacceptable! »

    Depuis 2006, l’année où l’accord sur le bois d’œuvre était négocié entre les gouvernements américains et celui de Harper, le Québec a payé le prix de cette entente. Le conflit du bois d’œuvre affaiblit l’ensemble de l’industrie forestière québécoise où presque 30 % des emplois se sont perdus depuis 2006, ce qui représente environ 23 000 emplois.

    « La crise du bois d’œuvre était prévisible, rappelle Marilène Gill. Depuis 2013, le gouvernement canadien n’a rien fait pour défendre le nouveau régime forestier québécois auprès des États-Unis. Quand est venu le temps de défendre l’industrie forestière, j’ai été la première à monter au front pour défendre notre industrie québécoise. Ottawa s’est fait tirer l’oreille avant d’accorder des garanties de prêts pour éviter la fermeture d’usines. C’est une autre illustration du fait que le Québec serait mieux servi par lui-même, en tant que pays indépendant. »

    Nécessité de développer beaucoup plus le marché québécois

    « Il est primordial, dans le contexte actuel, d’appuyer notre industrie québécoise, souligne Martine Ouellet. Ça veut dire qu’on doit utiliser le bois d’ici pour le marché québécois, que ce soit pour un usage industriel, commercial ou dans la construction de ponts ou de viaducs. C’est une question de principe. Le marché québécois doit être développé beaucoup plus pour diminuer la dépendance actuelle au marché américain.

    Le gouvernement canadien développe le marché chinois, ce qui est encore une solution pour les producteurs en Colombie-Britannique. C’est une autre paire de manches au Québec. Nous ne pouvons accepter une autre perte d’emplois comme celle en place depuis 10 ans. Nos entreprises sont prises à la gorge depuis des années. »

    « Soyons réalistes, conclut la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, la question du bois d’œuvre démontre une fois de plus que le Québec sera le mieux servi par lui-même. L’indépendance nous donnera tous les pouvoirs nécessaires pour défendre nos industries et nos intérêts économiques. »

  • « Quand un autre gouvernement décide à notre place, voilà ce que ça donne… » – Martine Ouellet

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, en compagnie des députés Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire, Gabriel Ste-Marie, leader, Marilène Gill, whip, et Louis Plamondon, président du caucus, et de l’ensemble de la députation bloquiste dresse un premier bilan transparlementaire mettant en lumière l’importance de travailler en ayant une vision globale des dossiers qui touchent le Québec.

    « Les décisions à Ottawa affectent, directement ou indirectement, les décisions à Québec. Le transparlementarisme, c’est d’avoir une vision globale de ce que sera un Québec indépendant. Imaginez un instant que vous dirigez une affaire dynamique, visionnaire et en pleine expansion. Vous avez des tonnes d’idées de ce que vous pourriez amener comme éléments positifs pour votre communauté, votre pays et pour l’ensemble de la planète. Mais vous n’êtes qu’une succursale d’une compagnie qui n’a pas du tout les mêmes intérêts que vous… La maison mère veut votre argent, point. Tant que le Québec ne sera pas un pays, nous sommes cette succursale. Alors tant que nous enverrons 50 milliards par année à Ottawa, nous nous occuperons de nos affaires à Ottawa », a déclaré Martine Ouellet.

    Le cul-de-sac constitutionnel 

    « Lors de l’annonce de l’intention de Philippe Couillard d’éventuellement rouvrir la Constitution canadienne, Justin Trudeau a opposé une fin de non-recevoir avant même le dépôt du document. Pas surprenant de la part de celui qui s’est fait un plaisir de nous présenter The Story of Us – cette œuvre de propagande où le “Us” est unilingue anglophone – et qui refuse de retirer le soutien de son gouvernement à la poursuite qui vise à invalider la Loi 99, comme le demandait la pétition déposée par le Bloc Québécois. Ce faisant, il nie l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec. Une autre illustration du fait que, pour mettre fin aux disputes constitutionnelles, la seule solution, c’est l’indépendance », a poursuivi Martine Ouellet.

    Le Canada favorise encore Toronto

    « Justin Trudeau et son ministre de la haute finance tranchent systématiquement du même côté, celui des financiers de Toronto. Un exemple récent : la banque de privatisation des infrastructures que le Québec, dans une motion unanime de l’Assemblée nationale, voulait voir s’établir à Montréal. Le Bloc Québécois est non seulement opposé à la nature même de ce projet de privatisation, mais se désole encore davantage de constater que les 40 députés libéraux du Québec n’ont pas fait le poids face au lobby de Toronto. C’est un autre exemple de milliards de dollars en retombées qui échappent au Québec. Comme si cela ne suffisait pas, le Bloc Québécois a découvert que les projets d’infrastructures de la banque seront au-dessus des lois québécoises », a ajouté Gabriel Ste-Marie.

     Les travaux parlementaires

    « La crise du bois d’œuvre était prévisible. Depuis 2013, le gouvernement canadien n’a rien fait pour défendre le nouveau régime forestier québécois auprès des États-Unis. Quand est venu le temps de défendre notre industrie du bois d’œuvre, j’ai été la première à monter au front pour défendre l’industrie québécoise. Ottawa en a mis du temps avant d’accorder des garanties de prêts pour éviter la fermeture d’usines. Une autre illustration du fait que le Québec serait mieux servi par lui-même », a rappelé Marilène Gill.

    Le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval, a tenu à souligner le travail parlementaire que le parti a effectué. « Nous sommes fiers aussi du combat contre le crime organisé que le Bloc Québécois a entamé en déposant un projet de loi pour interdire les insignes de groupes criminalisés afin de mieux lutter contre ces groupes. Nous avons également déposé une motion afin de reconnaître la Palestine comme un État, dans la perspective deux États, deux peuples. Autre exemple que les préoccupations de la nation québécoise, en particulier en matière de protection du français, n’ont pas la cote à Ottawa : l’absence de réaction de la ministre du Patrimoine face à la décision du CRTC de retirer des licences de Série Plus et Historia l’obligation de contenu original francophone. Mélanie Joly a le pouvoir de demander la révision de la décision, mais préfère rester les bras croisés et se déresponsabiliser en mettant le fardeau sur les acteurs du milieu. De son côté, le Bloc Québécois a agi sans attendre et a déposé une demande formelle pour faire annuler la décision du CRTC.

    Parmi les nombreux défis qui restent à venir, la signature d’un nouveau traité avec les États-Unis est un défi majeur. Nous avons lutté pour la protection de l’intégralité du système de gestion de l’offre tout au long de la session parlementaire et nous n’abandonnerons jamais. Madame Ouellet a d’ailleurs déposé une motion en ce sens à l’Assemblée nationale, qui a été adoptée à l’unanimité. Nous ne céderons pas un pouce pour protéger notre modèle agricole. Nous avons mis en ligne une pétition pour protéger les producteurs de lait du Québec et prévoyons la déposer auprès de l’ambassade américaine qui a répondu favorablement à notre demande de rencontre. Bien entendu, nous demeurons vigilants dans le dossier du pipeline de pétrole Énergie Est dont une majorité de Québécois ne veut pas compte tenu des risques immenses de pollution de l’eau potable que ce projet implique. On a d’ailleurs vu le vrai visage de Justin Trudeau : au-delà des sourires selfie, il y a celui qui a reçu un prix de l’industrie pétrolière américaine pour son soutien au pétrole. C’est Stephen Harper qui doit être jaloux! », a conclu Xavier Barsalou-Duval.

    « Il y a des tonnes de dossiers que l’on doit suivre à Québec et à Ottawa simultanément. Juste dans la dernière session, notre action transparlementaire nous a permis de regarder sous l’angle de Québec pays, les questions de libre-échange, de paradis fiscaux et de manière plus concrète le projet de dépotoir nucléaire de Chalk River. Nous avons aussi compris l’empressement de Justin Trudeau à légaliser la marijuana : une industrie ultra-lucrative dont les joueurs majeurs sont principalement en Ontario et déjà connus… des libéraux. Pas question donc, pour Justin Trudeau, d’acquiescer à la demande du Québec de retarder l’entrée en vigueur de la loi afin d’évaluer les impacts sur la santé publique. Mais au-delà des questions de santé, le Québec devrait avoir le plein contrôle de la production qui pourrait représenter des milliards de revenus supplémentaire pour l’État québécois. Bref, tant que le Québec ne sera pas un pays, on va concerter nos efforts entre les deux parlements », a conclu Martine Ouellet.

  • Mépris du statut et des droits du peuple québécois : LA PRESSION SUR TRUDEAU MONTE D’UN CRAN

    La pétition pour la Loi 99 déposée sur fond de crise constitutionnelle

    En pleine relance des discussions entre Québec et Ottawa sur la constitution, la chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, ainsi que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), Maxime Laporte, annoncent officiellement le dépôt par le député de Terrebonne, Michel Boudrias, d’une importante pétition à l’appui des dispositions contestées par le Canada de la Loi de l’Assemblée nationale sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec (« Loi 99 », RLRQ c. E-20.2).

    Pour qu’Ottawa se désiste du procès de la Loi 99

    Lancée en janvier dernier par le Bloc et la SSJB avec l’appui du Parti Québécois (PQ), de Québec solidaire (QS), de la Coalition Avenir Québec (CAQ), du fondateur de l’Action démocratique du Québec (ADQ) Jean Allaire et de plusieurs organisations citoyennes, cette pétition adressée à Ottawa reprend essentiellement le texte d’une résolution unanime formulée en 2013 par les élus de l’Assemblée nationale. Cette résolution exhortait le gouvernement canadien à se désister de l’actuelle contestation judiciaire de la Loi 99, menée depuis 2001 par l’ultra-fédéraliste Keith Henderson, ancien chef du Parti Égalité.

    Hélas, comme le veut la coutume en ce pays, la volonté du Québec, même unanime, s’est vue violée par le Canada qui, du 20 au 27 mars derniers, a pris part au procès en Cour supérieure à Montréal, faisant preuve, une fois de plus, de son profond mépris à l’égard de notre démocratie. Rappelons que la SSJB agit comme partie intervenante dans le cadre de ce litige dont l’issue devrait être connue au courant du mois d’août. C’est aussi la SSJB qui s’est faite l’architecte de la mobilisation populaire autour de cet enjeu crucial.

    Le Canada sommé de reconnaitre la Loi 99

     Par-dessus tout, les quelque 10 000 signataires de la pétition exigent d’Ottawa qu’il reconnaisse la pleine validité des dispositions attaquées de la Loi 99. Adoptées en l’an 2000 sous le gouvernement Bouchard en réponse à l’inique Loi sur la clarté de Stéphane Dion (L.C. 2000, c. 26), ces dispositions indiquent en somme :

    • que le peuple québécois existe formellement en droit;
    • qu’en vertu de plusieurs instruments de droit international ratifiés par le Canada, ce statut juridique le rend titulaire des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et du principe de l’égalité juridique entre les peuples;
    • que le peuple québécois décide seul de la manière dont il exercera légitimement ses droits inaliénables;
    • et que l’option gagnante d’un référendum est celle qui obtient 50 % des votes déclarés valides, plus un.

    Le peuple québécois n’existe-t-il pas en droit, Monsieur Trudeau?

     Maxime Laporte, le président général de la SSJB, a fait valoir : « À quelques semaines du 150e du Dominion, l’heure de vérité a sonné pour Justin Trudeau et le Canada. Le grand boxeur aura-t-il le courage de monter sur le ring et de regarder les Québécois dans les yeux, ceux-là mêmes qui l’ont élu en 2015, pour leur dire avec clarté la position véritable de son gouvernement vis-à-vis de notre Loi 99?

    « Celui qui hier encore, affirmait qu’il n’y a qu’une seule nation au Canada aura-t-il le courage de nous confirmer et d’indiquer au monde entier que selon lui, le peuple québécois tel que défini dans cette loi n’existe pas en droit, qu’il n’a pas de droit, qu’il ne devrait jouir d’aucun statut formel? », a poursuivi Martine Ouellet, chef du Bloc Québécois.

    Plutôt l’indépendance que les soi-disant « Relations canadiennes »!

    Madame Ouellet a affirmé : « Quant à Philippe Couillard, peut-il nous expliquer comment, dans ce contexte, il compte convaincre son homologue canadien de « discuter » constitution et reconnaissance formelle du peuple québécois et de ses droits à l’autodétermination? Cela, sachant très bien qu’Ottawa s’affaire en ce moment même à faire invalider par les tribunaux la portée de ce même statut et de ces mêmes droits que nous nous sommes nous-mêmes reconnus à travers la Loi 99, à défaut d’interlocuteurs respectueux de volonté canadienne.»

    « Si le Premier ministre du Québec continue à agir comme si l’affaire de la Loi 99 n’existait pas, s’il se borne à refuser d’exiger du Canada qu’il se désiste de ce litige, s’il refuse de faire valoir nos droits les plus élémentaires et les plus fondamentaux, alors on ne saurait lui accorder quelque crédibilité que ce soit dans ses vaines tentatives de réparer les soi-disant « Relations canadiennes » du Québec. On ne peut être en « relation » avec quelqu’un qui fait tout pour qu’on s’aliène à lui. Décidément, la seule voie de sortie pour le Québec, le seul moyen d’être traité par le Canada en tant qu’égal et d’une manière digne de ce que nous sommes, c’est l’indépendance du Québec », ont conclu Martine Ouellet et Maxime Laporte.

     

    Historique de l’affaire de la Loi 99 et documents afférents : ssjb.com/loi99

  • « Mélanie Joly a le pouvoir d’agir. Qu’elle le fasse! » – Martine Ouellet

    Renouvellement des licences de Séries Plus et Historia :

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval et la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Patrimoine, Monique Pauzé, ont cosigné une lettre demandant à la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, d’annuler la décision de radiodiffusion CRTC 2017-145 rendue par le CRTC. Rappelons que cette décision qui annule l’obligation des diffuseurs d’offrir de la programmation originale de langue française a entraîné déjà l’annulation de trois séries télévisées.

    « Le Bloc Québécois joint sa voix aux créateurs et à tout le milieu de la télévision en réclamant l’annulation de la décision du CRTC concernant Corus. La ministre a le pouvoir de le faire de sa propre initiative. Voyant qu’elle refuse d’agir, nous l’interpellons et nous lui demandons officiellement de protéger notre culture.  La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, doit annuler la décision du CRTC et lui demander de refaire ses devoirs », a réagi Martine Ouellet.

    « La décision du CRTC nuit à la télévision québécoise. Dès son annonce, Séries Plus annulait trois séries. Le danger, c’est que le visage québécois de la télévision spécialisée risque à terme de disparaître et que le CRTC en sera le principal responsable », a ajouté Monique Pauzé.

    Rappelons que la Loi sur la radiodiffusion prévoit à l’article 28.1 que la ministre peut, par décret pris dans les quatre-vingt-dix jours suivant la décision en cause, sur demande écrite reçue dans les quarante-cinq jours suivant celle-ci ou de sa propre initiative, annuler ou renvoyer au Conseil pour réexamen et nouvelle audience la décision de celui-ci d’attribuer, de modifier ou de renouveler une licence.

    « En refusant d’agir, la ministre met en péril des milliers d’emplois et c’est un nouveau refus que le Québec essuie de la part d’Ottawa. Le ministre de la Culture du Québec a dénoncé cette décision et le gouvernement s’entête à faire comme si de rien n’était », a conclu le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.

  • « Mélanie Joly doit renvoyer le CRTC faire ses devoirs » – Martine Ouellet

    Renouvellement des licences de Séries Plus et Historia :

    La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, accompagnée des députés du Bloc Québécois Xavier Barsalou-Duval et Mario Beaulieu, a interpellé directement la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, afin que celle-ci intervienne auprès du CRTC pour qu’il révise sa décision concernant les conditions de licence de Séries Plus et Historia. Rappelons que cette décision annule l’obligation des diffuseurs d’offrir de la programmation originale de langue française.

    « J’assistais hier soir au Gala Québec-Cinéma et Xavier Dolan, lauréat des prix du meilleur réalisateur et du meilleur film, a dénoncé la décision du CRTC et rappelé qu’il faut se battre pour notre identité et notre culture, et c’est maintenant. Le milieu culturel québécois est inquiet, tant du côté des scénaristes que de celui des réalisateurs ou des acteurs. Eh bien, je dis à la ministre Joly : “Tant que nous ne serons pas indépendants, Ottawa a entre ses mains l’avenir de la télévision québécoise. La Loi sur la radiodiffusion vous permet, de votre propre initiative, de renvoyer le CRTC faire ses devoirs. La télévision québécoise, notre télévision si unique et créative, est menacée par le laxisme du CRTC. Agissez!” », a déclaré Martine Ouellet.

    « La décision du CRTC concernant Séries Plus a déjà entrainé l’annulation de trois séries québécoises. C’est notre culture qui est attaquée, c’est toute l’industrie télévisuelle qui est attaquée, avec cette décision et le CRTC ouvre une porte pour les autres radiodiffuseurs qui voudront les mêmes conditions de licence. Et ça, ça veut dire moins de productions québécoises. Si Mélanie Joly ne veut pas agir et si le CRTC ne veut pas remplir son mandat, qu’attend le gouvernement pour transférer au Québec les pouvoirs en matière de culture? Nous autres, notre culture, on y tient », a ajouté Mario Beaulieu.

    Rappelons que la Loi sur la radiodiffusion prévoit à l’article 28.1 que la ministre peut, par décret pris dans les quatre-vingt-dix jours suivant la décision en cause, sur demande écrite reçue dans les quarante-cinq jours suivant celle-ci ou de sa propre initiative, annuler ou renvoyer au Conseil pour réexamen et nouvelle audience la décision de celui-ci d’attribuer, de modifier ou de renouveler une licence.

    « Pour l’avenir de la télévision québécoise et les milliers d’emplois qui y sont attachés, Mélanie Joly doit renvoyer le CRTC faire ses devoirs et vous pouvez compter sur le Bloc Québécois pour le lui rappeler », a conclu le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.

  • Lancement de la tournée de promotion et consultation sur le français langue commune et officielle par Martine Ouellet et Mario Beaulieu

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député et porte-parole en matière de langue officielle, Mario Beaulieu, ont lancé aujourd’hui une tournée de promotion et de consultation sur le français langue commune, qui aura lieu au Québec et au hors Québec.

    « Quand on parle d’environnement, tout le monde s’entend sur l’importance de préserver la diversité des écosystèmes, la biodiversité au fondement du concept de développement durable. Pour la diversité culturelle et linguistique, c’est le même principe. C’est aussi un enjeu central pour une mondialisation équitable et l’autodétermination des peuples », a fait valoir Martine Ouellet.

    Mario Beaulieu observe que « depuis des années, les indicateurs linguistiques pointent dans la même direction, c’est-à-dire le déclin du français rapide à Montréal à moyen terme au Québec, que ce soit en termes de la langue maternelle, parlée à la maison ou au travail. La force d’attraction de l’anglais est encore largement supérieure à celle du français. L’étude de l’aménagement linguistique à travers le monde démontre qu’il est tout à fait possible d’assurer l’avenir des langues nationales. Le modèle d’aménagement linguistique québécois, qui vise à établir le français comme langue officielle et commune au Québec correspond à un type d’approche reconnu comme étant efficace pour assurer l’avenir et l’épanouissement d’une langue sur un territoire donné, contrairement au modèle canadien de bilinguisme institutionnel qui nous est imposé. C’est pourquoi depuis l’établissement de ce modèle il y a presque 50 ans, au Canada hors Québec, les substitutions linguistiques des francophones vers l’anglais augmentent à chaque recensement. Et que fait le nouveau gouvernement du Canada? Une tournée de consultation et promotion du bilinguisme institutionnel. »

    « La loi canadienne est aussi fondée sur de fausses prémisses en considérant que les anglophones du Québec constituent une minorité au même titre que les communautés francophones et acadiennes, alors qu’ils font partie de la majorité canadienne et nord-américaine. C’est pourquoi la tournée de consultation de Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien et responsable des Langues officielles a exclu les principaux groupes de représentation de la plus importante minorité francophone au Canada, c’est-à-dire le Québec. Il ne faut par oublier que les Québécoises et les Québécois constituent une minorité tant que le Québec ne devient pas un pays », précise Mario Beaulieu.

    « L’indépendance du Québec sera certainement le meilleur moyen d’assurer l’avenir du français, mais d’ici là, il est crucial de se mobiliser et d’utiliser tous nos leviers pour contrer les interventions d’Ottawa et favoriser la pérennité de notre langue nationale », conclut la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet.

    La tournée de promotion et de consultation a pour but de sensibiliser et de mobiliser la population et les organismes concernés en vue d’assurer la vitalité et la pérennité du français.

    Les informations sur la tournée, le questionnaire et les documents de consultation sont disponibles sur le site internet http://101victoires.com.

  • Demandes constitutionnelles de Philippe Couillard : Justin Trudeau a déjà dit non!

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères et chef parlementaire à Ottawa, Xavier Barsalou-Duval, se sont exprimés ce matin au sujet de l’intention du gouvernement de Philippe Couillard de rouvrir la crise constitutionnelle.

    « Alors que Justin Trudeau répète qu’il n’est pas question de rouvrir la Constitution canadienne – il l’a refait pas plus tard que ce matin, avant même le dépôt des demandes constitutionnelles de Philippe Couillard! – et qu’il appuie une poursuite qui vise à nier le statut de nation au Québec, le gouvernement libéral se lance dans une entreprise au parfum électoraliste, a lancé Martine Ouellet. Après avoir essuyé de multiples refus d’Ottawa – pensons seulement aux transferts en santé – voilà que Philippe Couillard place le Québec en position de faiblesse en se mettant les deux genoux à terre avant même de commencer. »

    Depuis le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982, jamais un premier ministre libéral québécois n’a envisagé de signer ce coup tordu. Les deux tentatives d’accord, Meech et Charlottetown, se sont soldées par des échecs retentissants. Le référendum de Charlottetown est particulièrement révélateur, le Canada trouvant que le Québec en voulait trop et le Québec considérant qu’il n’obtenait pas assez. Deux visions irréconciliables.

    « Cette tactique du gouvernement libéral ressemble bien plus à une tentative de préparer les Québécois en vue d’une signature à rabais de la Constitution canadienne. De notre côté, il est clair que la seule façon de régler une fois pour toutes la crise constitutionnelle est de réaliser l’indépendance du Québec. C’est incontournable afin d’agir et d’évoluer dans un monde où la mondialisation et la globalisation sont là pour rester », a poursuivi la chef du Bloc Québécois.

    Xavier Barsalou-Duval a pour sa part déclaré : « Justin Trudeau vient d’envoyer une gifle de plus au Québec, après celle de la localisation du Bureau des infrastructures à Toronto. Soyons réalistes, le Québec ne pourra être mieux servi que par lui-même. Il ne sert à rien de perdre notre temps et nos illusions à aller quémander des reconnaissances ou de nouveaux pouvoirs à Ottawa. L’indépendance donnera au Québec tous les pouvoirs qui lui manquent, en plus de la reconnaissance internationale. »

  • « Le Canada nuit encore une fois au développement social et économique du Québec » – Martine Ouellet

    Projet de loi de mise en œuvre du budget :

    « Avec son projet de loi de mise en œuvre du budget, Ottawa fait encore la preuve que, tant que le Québec ne sera pas indépendant, le Canada continuera de nuire à son développement social et économique », a affirmé la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, alors que trois députés bloquistes ont présenté ce matin des amendements au projet de loi de mise en œuvre du budget du gouvernement. « Les amendements proposés par le Bloc Québécois et rejetés du revers de la main par les fédéralistes nous rappellent qu’en devenant un pays, le Québec se donnera tous les moyens pour réaliser son plein développement économique et social », a poursuivi Martine Ouellet.

    Le chef parlementaire, Xavier Barsalou-Duval, a présenté un amendement afin d’abaisser à 300 millions de dollars le seuil au-delà duquel la Loi sur Investissement Canada oblige le gouvernement canadien à se pencher sur les investissements étrangers importants. Or, dans son énoncé budgétaire de l’automne, le gouvernement de Justin Trudeau a décidé de rehausser ce seuil de 600 millions à 1 milliard de dollars.

    « Aussi bien dire que le gouvernement se lave les mains de la vente de fleurons québécois comme RONA à l’entreprise américaine Lowe’s ou encore du Groupe Canam à la société d’investissements American Industrial Partners. Des entreprises québécoises qui ont une valeur boursière dépassant le milliard de dollars, il y en a peu. Pour donner un exemple, Air Transat se situe à 220 millions. Avec le rehaussement du seuil d’examen, on n’a plus aucune prise! », a dénoncé Xavier Barsalou-Duval.

    Toujours dans le projet de loi de mise en œuvre du budget, le gouvernement modifie l’assurance-emploi pour congé de maternité et désire augmenter le nombre de semaines pendant lesquelles une femme pourrait recevoir des prestations de maternité. Il reconnaît ainsi qu’une meilleure intégration des femmes à l’économie a des retombées considérables sur la vitalité économique.

    « C’est scandaleux que des femmes puissent perdre leur emploi et se retrouver sans revenu, simplement parce qu’elles ont accouché. Des mères sont pénalisées parce qu’elles perdent leur emploi! Il s’agit d’une discrimination indirecte envers les femmes et le gouvernement a l’obligation d’y remédier. Ce gouvernement qui s’autoproclame féministe devrait avoir à cœur de protéger celles qui sont à la merci des aléas de l’emploi », a déclaré Monique Pauzé.

    Le porte-parole bloquiste en matière de finances, Gabriel Ste-Marie, a fait valoir qu’avec C-44, la Banque de privatisation des infrastructures équivaut en quelque sorte à donner au gouvernement fédéral le pouvoir de soustraire le milieu financier de l’application des lois québécoises et des règlements municipaux, s’il investit dans les infrastructures par l’entremise de la Banque.

    « Ottawa fait fi du pouvoir du Québec en permettant aux promoteurs de passer outre à toutes les lois québécoises. En clair, ça veut dire que des entreprises soutenues par la Banque pourraient exproprier des gens pour construire un aqueduc, un pont, une route ou un pipeline! Ces projets privés pourront se retrouver au-dessus des lois québécoises et à l’abri du BAPE, sur simple décret du gouvernement canadien. La même logique s’applique à la Loi sur la protection du territoire agricole. Même chose pour les schémas d’aménagement, les plans d’urbanisme ou les règlements de zonage », a ajouté Gabriel Ste-Marie.

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