• Fonds national des corridors commerciaux : le Québec veut sa juste part – de 420 M$

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le chef parlementaire et porte-parole en matière de développement économique, Xavier Barsalou-Duval, réclament des investissements de 420 millions de dollars au Québec par l’entremise du Fonds national des corridors commerciaux.

    « Il y a 2,1 milliards de dollars injectés par Transports Canada dans un fonds pour améliorer le transport de marchandises dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers canadiens. Le Québec doit obtenir sa part, soit 420 millions de dollars d’investissement, notamment pour réaliser le projet de pôle logistique à Contrecœur et remettre en état les cinq ports de l’Est du Québec qui seraient rétrocédés au gouvernement québécois », a souligné Martine Ouellet.

    En 2007, sur 2,1 milliards de dollars attribués à un fonds similaire, seulement 44 millions de dollars ont été dépensés au Québec (2,2 %) ; ce qui représente un manque de 356 millions de dollars pour le Québec. « Le gouvernement canadien avait tout simplement préféré faire cotiser les contribuables québécois pour ensuite investir les sommes ailleurs au Canada, comme par exemple à Halifax. Nous ne laisserons pas encore le gouvernement canadien agir de la sorte », a poursuivi Xavier Barsalou-Duval.

    Le pôle logistique de Contrecœur

    Le Port de Montréal est l’un des plus importants en Amérique du Nord. « La modernisation du réseau ferroviaire desservant le secteur du futur pôle logistique de Contrecœur est essentielle pour soutenir l’exportation des produits manufacturiers québécois. On parle ici de plusieurs milliers d’emplois qui seront créés dans la région » a ajouté monsieur Barsalou-Duval.

    « Tant qu’on ne sera pas indépendant, on se voit obligé de quémander des fonds pour notre développement économique québécois. Si le Québec possédait tous ses leviers économiques, on choisirait de développer le port de Montréal et d’investir dans les quais et les différentes installations portuaires essentielles au développement économique des régions comme celles de Matane ou de Port-Cartier », a conclu la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet.

  • Bois d’œuvre : deuxième coup de poing économique pour l’industrie forestière québécoise

    Après que le département américain du Commerce ait confirmé l’imposition d’une autre surtaxe dite antidumping, la chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, dénonce conjointement avec la députée de Manicouagan et porte-parole en matière des ressources naturelles, Marilène Gill, cette taxe injustifiée et injuste.

    « N’oublions pas que cette taxe dite antidumping de 6,87 % s’ajoute aux soi-disant droits compensatoires, déjà en vigueur depuis le mois d’avril dernier. Quant à la taxe d’exportation moyenne de 27 %, ça inflige un handicap complètement injustifié aux secteurs industriels qui exportent au sud de la frontière. Si le gouvernement de Justin Trudeau décide de ne pas défendre les intérêts québécois, ce sont surtout les 120 communautés rurales québécoises où 90 % des emplois se situent dans le secteur forestier qui sont perdantes. Mettre à risque 60 000 emplois québécois en restant les bras croisés, comme le fait le gouvernement canadien, est inacceptable! »

    Depuis 2006, l’année où l’accord sur le bois d’œuvre était négocié entre les gouvernements américains et celui de Harper, le Québec a payé le prix de cette entente. Le conflit du bois d’œuvre affaiblit l’ensemble de l’industrie forestière québécoise où presque 30 % des emplois se sont perdus depuis 2006, ce qui représente environ 23 000 emplois.

    « La crise du bois d’œuvre était prévisible, rappelle Marilène Gill. Depuis 2013, le gouvernement canadien n’a rien fait pour défendre le nouveau régime forestier québécois auprès des États-Unis. Quand est venu le temps de défendre l’industrie forestière, j’ai été la première à monter au front pour défendre notre industrie québécoise. Ottawa s’est fait tirer l’oreille avant d’accorder des garanties de prêts pour éviter la fermeture d’usines. C’est une autre illustration du fait que le Québec serait mieux servi par lui-même, en tant que pays indépendant. »

    Nécessité de développer beaucoup plus le marché québécois

    « Il est primordial, dans le contexte actuel, d’appuyer notre industrie québécoise, souligne Martine Ouellet. Ça veut dire qu’on doit utiliser le bois d’ici pour le marché québécois, que ce soit pour un usage industriel, commercial ou dans la construction de ponts ou de viaducs. C’est une question de principe. Le marché québécois doit être développé beaucoup plus pour diminuer la dépendance actuelle au marché américain.

    Le gouvernement canadien développe le marché chinois, ce qui est encore une solution pour les producteurs en Colombie-Britannique. C’est une autre paire de manches au Québec. Nous ne pouvons accepter une autre perte d’emplois comme celle en place depuis 10 ans. Nos entreprises sont prises à la gorge depuis des années. »

    « Soyons réalistes, conclut la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, la question du bois d’œuvre démontre une fois de plus que le Québec sera le mieux servi par lui-même. L’indépendance nous donnera tous les pouvoirs nécessaires pour défendre nos industries et nos intérêts économiques. »

  • « Quand un autre gouvernement décide à notre place, voilà ce que ça donne… » – Martine Ouellet

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, en compagnie des députés Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire, Gabriel Ste-Marie, leader, Marilène Gill, whip, et Louis Plamondon, président du caucus, et de l’ensemble de la députation bloquiste dresse un premier bilan transparlementaire mettant en lumière l’importance de travailler en ayant une vision globale des dossiers qui touchent le Québec.

    « Les décisions à Ottawa affectent, directement ou indirectement, les décisions à Québec. Le transparlementarisme, c’est d’avoir une vision globale de ce que sera un Québec indépendant. Imaginez un instant que vous dirigez une affaire dynamique, visionnaire et en pleine expansion. Vous avez des tonnes d’idées de ce que vous pourriez amener comme éléments positifs pour votre communauté, votre pays et pour l’ensemble de la planète. Mais vous n’êtes qu’une succursale d’une compagnie qui n’a pas du tout les mêmes intérêts que vous… La maison mère veut votre argent, point. Tant que le Québec ne sera pas un pays, nous sommes cette succursale. Alors tant que nous enverrons 50 milliards par année à Ottawa, nous nous occuperons de nos affaires à Ottawa », a déclaré Martine Ouellet.

    Le cul-de-sac constitutionnel 

    « Lors de l’annonce de l’intention de Philippe Couillard d’éventuellement rouvrir la Constitution canadienne, Justin Trudeau a opposé une fin de non-recevoir avant même le dépôt du document. Pas surprenant de la part de celui qui s’est fait un plaisir de nous présenter The Story of Us – cette œuvre de propagande où le “Us” est unilingue anglophone – et qui refuse de retirer le soutien de son gouvernement à la poursuite qui vise à invalider la Loi 99, comme le demandait la pétition déposée par le Bloc Québécois. Ce faisant, il nie l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec. Une autre illustration du fait que, pour mettre fin aux disputes constitutionnelles, la seule solution, c’est l’indépendance », a poursuivi Martine Ouellet.

    Le Canada favorise encore Toronto

    « Justin Trudeau et son ministre de la haute finance tranchent systématiquement du même côté, celui des financiers de Toronto. Un exemple récent : la banque de privatisation des infrastructures que le Québec, dans une motion unanime de l’Assemblée nationale, voulait voir s’établir à Montréal. Le Bloc Québécois est non seulement opposé à la nature même de ce projet de privatisation, mais se désole encore davantage de constater que les 40 députés libéraux du Québec n’ont pas fait le poids face au lobby de Toronto. C’est un autre exemple de milliards de dollars en retombées qui échappent au Québec. Comme si cela ne suffisait pas, le Bloc Québécois a découvert que les projets d’infrastructures de la banque seront au-dessus des lois québécoises », a ajouté Gabriel Ste-Marie.

     Les travaux parlementaires

    « La crise du bois d’œuvre était prévisible. Depuis 2013, le gouvernement canadien n’a rien fait pour défendre le nouveau régime forestier québécois auprès des États-Unis. Quand est venu le temps de défendre notre industrie du bois d’œuvre, j’ai été la première à monter au front pour défendre l’industrie québécoise. Ottawa en a mis du temps avant d’accorder des garanties de prêts pour éviter la fermeture d’usines. Une autre illustration du fait que le Québec serait mieux servi par lui-même », a rappelé Marilène Gill.

    Le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval, a tenu à souligner le travail parlementaire que le parti a effectué. « Nous sommes fiers aussi du combat contre le crime organisé que le Bloc Québécois a entamé en déposant un projet de loi pour interdire les insignes de groupes criminalisés afin de mieux lutter contre ces groupes. Nous avons également déposé une motion afin de reconnaître la Palestine comme un État, dans la perspective deux États, deux peuples. Autre exemple que les préoccupations de la nation québécoise, en particulier en matière de protection du français, n’ont pas la cote à Ottawa : l’absence de réaction de la ministre du Patrimoine face à la décision du CRTC de retirer des licences de Série Plus et Historia l’obligation de contenu original francophone. Mélanie Joly a le pouvoir de demander la révision de la décision, mais préfère rester les bras croisés et se déresponsabiliser en mettant le fardeau sur les acteurs du milieu. De son côté, le Bloc Québécois a agi sans attendre et a déposé une demande formelle pour faire annuler la décision du CRTC.

    Parmi les nombreux défis qui restent à venir, la signature d’un nouveau traité avec les États-Unis est un défi majeur. Nous avons lutté pour la protection de l’intégralité du système de gestion de l’offre tout au long de la session parlementaire et nous n’abandonnerons jamais. Madame Ouellet a d’ailleurs déposé une motion en ce sens à l’Assemblée nationale, qui a été adoptée à l’unanimité. Nous ne céderons pas un pouce pour protéger notre modèle agricole. Nous avons mis en ligne une pétition pour protéger les producteurs de lait du Québec et prévoyons la déposer auprès de l’ambassade américaine qui a répondu favorablement à notre demande de rencontre. Bien entendu, nous demeurons vigilants dans le dossier du pipeline de pétrole Énergie Est dont une majorité de Québécois ne veut pas compte tenu des risques immenses de pollution de l’eau potable que ce projet implique. On a d’ailleurs vu le vrai visage de Justin Trudeau : au-delà des sourires selfie, il y a celui qui a reçu un prix de l’industrie pétrolière américaine pour son soutien au pétrole. C’est Stephen Harper qui doit être jaloux! », a conclu Xavier Barsalou-Duval.

    « Il y a des tonnes de dossiers que l’on doit suivre à Québec et à Ottawa simultanément. Juste dans la dernière session, notre action transparlementaire nous a permis de regarder sous l’angle de Québec pays, les questions de libre-échange, de paradis fiscaux et de manière plus concrète le projet de dépotoir nucléaire de Chalk River. Nous avons aussi compris l’empressement de Justin Trudeau à légaliser la marijuana : une industrie ultra-lucrative dont les joueurs majeurs sont principalement en Ontario et déjà connus… des libéraux. Pas question donc, pour Justin Trudeau, d’acquiescer à la demande du Québec de retarder l’entrée en vigueur de la loi afin d’évaluer les impacts sur la santé publique. Mais au-delà des questions de santé, le Québec devrait avoir le plein contrôle de la production qui pourrait représenter des milliards de revenus supplémentaire pour l’État québécois. Bref, tant que le Québec ne sera pas un pays, on va concerter nos efforts entre les deux parlements », a conclu Martine Ouellet.

  • « Mélanie Joly a le pouvoir d’agir. Qu’elle le fasse! » – Martine Ouellet

    Renouvellement des licences de Séries Plus et Historia :

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval et la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Patrimoine, Monique Pauzé, ont cosigné une lettre demandant à la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, d’annuler la décision de radiodiffusion CRTC 2017-145 rendue par le CRTC. Rappelons que cette décision qui annule l’obligation des diffuseurs d’offrir de la programmation originale de langue française a entraîné déjà l’annulation de trois séries télévisées.

    « Le Bloc Québécois joint sa voix aux créateurs et à tout le milieu de la télévision en réclamant l’annulation de la décision du CRTC concernant Corus. La ministre a le pouvoir de le faire de sa propre initiative. Voyant qu’elle refuse d’agir, nous l’interpellons et nous lui demandons officiellement de protéger notre culture.  La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, doit annuler la décision du CRTC et lui demander de refaire ses devoirs », a réagi Martine Ouellet.

    « La décision du CRTC nuit à la télévision québécoise. Dès son annonce, Séries Plus annulait trois séries. Le danger, c’est que le visage québécois de la télévision spécialisée risque à terme de disparaître et que le CRTC en sera le principal responsable », a ajouté Monique Pauzé.

    Rappelons que la Loi sur la radiodiffusion prévoit à l’article 28.1 que la ministre peut, par décret pris dans les quatre-vingt-dix jours suivant la décision en cause, sur demande écrite reçue dans les quarante-cinq jours suivant celle-ci ou de sa propre initiative, annuler ou renvoyer au Conseil pour réexamen et nouvelle audience la décision de celui-ci d’attribuer, de modifier ou de renouveler une licence.

    « En refusant d’agir, la ministre met en péril des milliers d’emplois et c’est un nouveau refus que le Québec essuie de la part d’Ottawa. Le ministre de la Culture du Québec a dénoncé cette décision et le gouvernement s’entête à faire comme si de rien n’était », a conclu le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.

  • « Mélanie Joly doit renvoyer le CRTC faire ses devoirs » – Martine Ouellet

    Renouvellement des licences de Séries Plus et Historia :

    La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, accompagnée des députés du Bloc Québécois Xavier Barsalou-Duval et Mario Beaulieu, a interpellé directement la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, afin que celle-ci intervienne auprès du CRTC pour qu’il révise sa décision concernant les conditions de licence de Séries Plus et Historia. Rappelons que cette décision annule l’obligation des diffuseurs d’offrir de la programmation originale de langue française.

    « J’assistais hier soir au Gala Québec-Cinéma et Xavier Dolan, lauréat des prix du meilleur réalisateur et du meilleur film, a dénoncé la décision du CRTC et rappelé qu’il faut se battre pour notre identité et notre culture, et c’est maintenant. Le milieu culturel québécois est inquiet, tant du côté des scénaristes que de celui des réalisateurs ou des acteurs. Eh bien, je dis à la ministre Joly : “Tant que nous ne serons pas indépendants, Ottawa a entre ses mains l’avenir de la télévision québécoise. La Loi sur la radiodiffusion vous permet, de votre propre initiative, de renvoyer le CRTC faire ses devoirs. La télévision québécoise, notre télévision si unique et créative, est menacée par le laxisme du CRTC. Agissez!” », a déclaré Martine Ouellet.

    « La décision du CRTC concernant Séries Plus a déjà entrainé l’annulation de trois séries québécoises. C’est notre culture qui est attaquée, c’est toute l’industrie télévisuelle qui est attaquée, avec cette décision et le CRTC ouvre une porte pour les autres radiodiffuseurs qui voudront les mêmes conditions de licence. Et ça, ça veut dire moins de productions québécoises. Si Mélanie Joly ne veut pas agir et si le CRTC ne veut pas remplir son mandat, qu’attend le gouvernement pour transférer au Québec les pouvoirs en matière de culture? Nous autres, notre culture, on y tient », a ajouté Mario Beaulieu.

    Rappelons que la Loi sur la radiodiffusion prévoit à l’article 28.1 que la ministre peut, par décret pris dans les quatre-vingt-dix jours suivant la décision en cause, sur demande écrite reçue dans les quarante-cinq jours suivant celle-ci ou de sa propre initiative, annuler ou renvoyer au Conseil pour réexamen et nouvelle audience la décision de celui-ci d’attribuer, de modifier ou de renouveler une licence.

    « Pour l’avenir de la télévision québécoise et les milliers d’emplois qui y sont attachés, Mélanie Joly doit renvoyer le CRTC faire ses devoirs et vous pouvez compter sur le Bloc Québécois pour le lui rappeler », a conclu le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.

  • Légalisation du cannabis : le gouvernement Couillard tourne volontairement le dos à des centaines de millions de dollars !

    La chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, a tenu à commenter la décision du gouvernement libéral de Philippe Couillard de vraisemblablement laisser au secteur privé la distribution du cannabis.

    « Ce gouvernement qui a coupé à gauche et à droite et qui a causé des torts énormes en santé et en éducation, notamment, s’apprête à renoncer à des centaines millions de revenus en confiant la distribution du produit au secteur privé, déplore madame Ouellet.

    Elle s’appuie sur un rapport de l’IRIS qui met de l’avant que c’est 200 millions de dollars de plus pour la première année et jusqu’à 450 millions de dollars la dixième année si la distribution est confiée à la SAQ. Voici un extrait de ce rapport :

    « Choisir la SAQ devient nettement plus intéressant lorsqu’on examine les redevances versées au gouvernement. En nous basant sur la rentabilité du cannabis sur le marché noir et sur les redevances que la SAQ transfère au gouvernement grâce à la vente de l’alcool, nous évaluons à 457 millions de dollars l’augmentation des sommes livrées à l’État suivant la légalisation du cannabis si elle prend en charge sa distribution. Cet argent permettrait, en plus de financer l’ensemble des différents services de l’État, d’assurer le déploiement de campagnes de prévention et d’éducation sur la consommation du cannabis.’’

    La production, des milliards de dollars

    Elle rappelle également que le gouvernement Couillard masque la vérité les Québécois en prétendant la production et la distribution de cannabis récréatif ne seraient pas une source de revenus importante :

    « Pourquoi les producteurs ontariens se bousculeraient à la porte du premier ministre Trudeau afin d’avoir des passe-droits pour un marché qui ne serait pas rentable?, poursuit la chef du Bloc Québécois. Il est totalement inacceptable que le gouvernement du PLQ tourne le dos à un nouveau marché qui – que l’on soit d’accord ou non, là n’est pas la question – se développera de manière importante. Un consultant américain, Adam Owens, parle même de croissance des ventes « incroyablement élevée » au cours des prochaines années. Ce gouvernement libéral si prompt à couper drastiquement dans les services, prétextant le manque d’argent, lèverait le nez sur un marché de 1,3 à 10 milliards de dollars? Et ce chiffre, selon les spécialistes, n’est pas du tout exagéré si l’on compare au marché de l’alcool au Québec qui avoisine les 6 milliards annuellement. Il y a sûrement quelque chose qu’on ne comprend pas… ou qu’on comprend trop», a conclu Martine Ouellet.

  • La Banque de privatisation des infrastructures : une mauvaise idée, implantée au mauvais endroit

    La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, le chef parlementaire, Xavier Barsalou-Duval, et le porte-parole en matière de finances, Gabriel Ste-Marie, ont tenu à réagir en apprenant que c’est à Toronto que la Banque de privatisation des infrastructures sera établie, et non à Montréal.

    « Le problème de la banque, c’est que c’est une banque de privatisation des infrastructures. Et la recette de la privatisation, on la connaît, c’est toujours la même chose. On se rend compte que, que ce soit pour les réseaux d’aqueducs, pour les routes ou les CHSLD, ça finit toujours par coûter plus cher aux contribuables, pour moins de services. Ce n’est pas pour rien que les services sont publics, c’est parce qu’on veut s’assurer d’obtenir ce qu’il y a de mieux, au meilleur coût possible », a déclaré Mme Ouellet. 

    « C’est pourquoi, au Bloc Québécois, nous nous sommes opposés au projet de Banque de privatisation des infrastructures. Mais puisque le gouvernement canadien tient mordicus à aller de l’avant, nous comprenons que le milieu économique montréalais voulait qu’elle voie le jour dans la métropole québécoise. Montréal aurait pu bénéficier de la présence de la Banque de privatisation des infrastructures, par l’obtention de contrats à des consultants, par exemple. L’annonce d’hier nous fait dire que la Banque de privatisation des infrastructures, c’est tout simplement une mauvaise idée, implantée au mauvais endroit », a ajouté la chef bloquiste.

    Le milieu économique montréalais, dont la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, s’est mobilisé pour mousser la candidature de la ville. « Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en est arrivé à la même conclusion que nous : il n’y a personne dans le gouvernement canadien pour défendre les intérêts du Québec. Force est d’admettre que le ministre des finances canadien, le grand ami de Bay Street, a plus de poids pour Toronto que les quarante députés du PLC en ont pour défendre le Québec en entier », a jouté M. Ste-Marie.

    « Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a déclaré hier que l’installation de la Banque de l’infrastructure à Toronto est une véritable gifle au visage pour la métropole. Avec ce gouvernement, le Québec a plus que sa part de gifles. Les transferts en santé, par exemple, ou le refus de nommer quatorze juges pour répondre aux besoins de notre système de justice. Le silence des 40 députés québécois du PLC est signe qu’ils acceptent que le Québec n’ait pas sa juste part », a conclu M. Barsalou-Duval.

  • Gestion de l’offre : Martine Ouellet prend les devants !

    >>Cliquez ici pour signer la pétition<<

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale a tenu un point de presse ce matin au sujet des propos tenus par le président américain Donald Trump concernant l’industrie laitière. Elle était accompagnée des députés Simon Marcil et Xavier Barsalou-Duval, respectivement porte-parole en matière d’agriculture et chef parlementaire.

    « Pas question de rester les bras croisés en attendant de voir quand et comment s’articuleront les discussions de renégociation de l’ALÉNA, particulièrement pour le lait et la gestion de l’offre », a expliqué Martine Ouellet. « J’ai déjà fait part de l’importance pour le gouvernement du Québec d’exprimer clairement sa volonté à propos de l’agriculture et de la gestion de l’offre dans l’ALÉNA. Avec les propos tenus par le président Donald Trump au sujet de l’industrie laitière, il est important de rétablir les faits. »

    Pour sa part, Simon Marcil a rappelé l’offre de compensation nettement insuffisante faite par le gouvernement Trudeau dans le cadre de l’entente de libre-échange avec l’Europe. « C’est un bon exemple de ‘’ l’approche Trudeau’’ : quand il s’agit de soutenir le Canada anglais, les fonds semblent illimités, mais pour le Québec, on offre des miettes. Si le passé est garant de l’avenir, c’est encore le Québec qui va en payer le prix. »

    Xavier Barsalou-Duval a, quant à lui, souligné : « Le Bloc a depuis longtemps choisi son camp, le camp des régions et des entreprises familiales de chez nous. On s’est engagé aux côtés de nos producteurs laitiers et fromagers, à chaque fois qu’on en a eu l’occasion, sans relâche et sans réserve. On ne lâchera certainement pas à la veille de la réouverture de l’ALÉNA ! »

     

     Rencontre souhaitée avec l’Ambassade américaine

    Martine Ouellet a demandé une rencontre officielle avec l’Ambassade américaine afin de rétablir les faits dans la foulée des déclarations intempestives du président américain Donald Trump.

    « Le Canada importe de 8 % à 10 % de sa consommation de produits laitiers, alors que les États-Unis n’en importent que 2 %. En fait, l’industrie laitière québécoise et canadienne sont moins protectionnistes que celle des États-Unis », a -t-elle lancé.

    La production laitière québécoise est un rouage important de l’économie dans l’ensemble des régions du Québec. Au Canada, 37 % des recettes découlant de la production laitière proviennent du Québec, ce qui en fait la principale province productrice de lait au Canada.

     

    Pétition pour le maintien de notre industrie laitière et de la gestion de l’offre

    En plus de la démarche auprès de l’ambassade américaine, le Bloc Québécois met en ligne une pétition afin d’exiger des gouvernements du Canada et du Québec de protéger le lait québécois en s’assurant que la clause de gestion de l’offre soit non négociable lors de la réouverture de l’ALÉNA.

    «  Nos fermes québécoises sont de type familial. Les fermes américaines sont beaucoup plus grosses, plus industrielles. Ce n’est pas ce que l’on souhaite pour le Québec. Le maintien de la gestion de l’offre est donc crucial pour notre industrie laitière », a conclu Martine Ouellet.

    La pétition est en ligne à l’adresse suivante: http://www.blocquebecois.org/le-maintien-de-la-gestion-de-l-offre-c-est-non-negociable/ De plus, si vous souhaitez transmettre des commentaires ou des questions à l’Ambassade américaine, un espace est prévu à cet effet.

     

  • La légalisation du cannabis, c’est surtout une nouvelle industrie de plusieurs milliards de dollars

     

    À la suite du dépôt du projet de loi canadien plus tôt aujourd’hui, la chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, exige que le gouvernement Trudeau respecte les champs de compétences et confie au Québec la production du cannabis et l’émission des permis, et non seulement la distribution, l’encadrement et les mesures de prévention nécessaires. Encore une fois, le gouvernement canadien se garde la belle part du gâteau et balaie dans la cour du Québec les questions plus complexes et coûteuses.

     

    Les intentions du gouvernement Trudeau en matière de légalisation du cannabis sont connues depuis plus de deux ans. Plusieurs questions importantes sont soulevées par la légalisation du cannabis « Je partage et comprends les inquiétudes et les divers questionnements suscités par la légalisation du cannabis », explique Martine Ouellet. Déjà, de nombreuses études ont été faites sur le sujet, dont notamment celle de l’IRIS et celle de Santé Canada. Ont été évalués : les effets sur la santé, les modes de distribution, les coûts, la sécurité publique, la sécurité routière, l’engorgement des tribunaux, etc. Pourtant, tout l’aspect de la production et de l’émission des permis semble avoir été laissé de côté.

    « Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable… Si on légalise le cannabis plutôt que de le décriminaliser, c’est qu’on met sur pied une véritable industrie qui représente, au Québec seulement, jusqu’à dix milliards de dollars par année. C’est énorme ! Pour donner un ordre de grandeur, c’est l’équivalent des trois quarts du marché d’Hydro-Québec », poursuit-elle.

    Les compagnies existantes pour la production de cannabis thérapeutique – 24 en Ontario pour 1 seule au Québec – se bousculent à la porte de Justin Trudeau pour obtenir un laissez-passer rapide vers la production récréative.   « On voit bien que la production, c’est le nerf de la guerre ! Pas pour rien que l’ancien directeur financier du Parti libéral du Canada et proche de Justin Trudeau, est le président-directeur général d’une des plus importantes compagnies ontariennes de production de marijuana, Tweed Marijuana», a souligné Martine Ouellet.

    Le gouvernement canadien se garde toute la latitude du côté de l’émission des permis puisque tous les détails à ce sujet seront dans des règlements par arrêtés, à venir plus tard. Rien dans le projet de loi.

    Inacceptable, donc, aux yeux de la chef du Bloc Québécois, la répartition des rôles artificielle et non justifiée proposée par le gouvernement canadien dans sa loi : attribution des permis et la production qui relèvent du Canada, tandis que la distribution, la réglementation et la prévention seraient la responsabilité du Québec. « Pourtant, la santé, l’agriculture et le commerce sont de la compétence du Québec. Il n’y a aucune justification à cet empiètement. La modification du Code criminel et des lois pertinentes, tant que nous ne sommes pas indépendants, ça relève du Canada. Ça devrait s’arrêter là », a conclu Martine Ouellet.

  • Légalisation du cannabis – Une histoire d’argent : La production doit relever du Québec

     

    En prévision du dépôt du projet de loi sur la légalisation du cannabis, annoncé pour jeudi, la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, exige que la production relève de la compétence du Québec. « Pour le Bloc Québécois, il est clair que la production doit également relever de la compétence québécoise. Le seul rôle du gouvernement canadien, tant que le Québec n’est pas indépendant, c’est de modifier le Code criminel », a affirmé Mme Ouellet.

    Une légalisation qui profite à qui ?

    Le Bloc Québécois est d’accord avec la légalisation, mais pas de n’importe quelle manière. « On sait que la légalisation permet de diminuer le marché noir, de désengorger le système judiciaire et d’assurer un meilleur contrôle des produits. Le marché québécois est évalué entre 1,3 et 10 milliards de dollars. C’est un énorme marché », a déclaré la chef.

    Des compagnies qui sont reconnues dans la production de cannabis thérapeutique, 24 sont ontariennes et une seule est québécoise. « Nous ne voulons pas que le Québec se fasse encore damer le pion par l’Ontario. Ces compagnies ontariennes sont déjà en représentation pour avoir des passe-droits pour être les premières à se lancer dans la production, puisqu’elles produisent déjà du cannabis thérapeutique. On sait que Chuck Rifici, ancien directeur financier du Parti Libéral du Canada, est président-directeur général d’une compagnie ontarienne de production de marijuana thérapeutique. On ne voudrait pas que ce projet de loi puisse servir de retour d’ascenseur », ajoute-t-elle.

    Un grand potentiel économique

    Pour le Bloc Québécois, le projet de loi ne devrait pas prévoir que la réglementation et l’encadrement soient canadiens. Le parti souhaite plutôt que ça relève du gouvernement du Québec. Selon Martine Ouellet, « c’est un nouveau marché extrêmement lucratif qui s’ouvre et le Québec doit pouvoir décider lui-même des critères qu’il compte mettre en place. À savoir qui obtiendra des licences et pour quels marchés, nous souhaitons faire le développement d’entreprises québécoises et non pas d’entreprises ontariennes ».

    « Jusqu’à ce que le Québec soit indépendant et ait son propre code criminel, la seule participation du Canada se limite à modifier son code criminel. Les autres enjeux que sont la santé, la sécurité routière, la prévention, la production et la distribution doivent être de compétence québécoise et relever du gouvernement du Québec », a conclu Mme Ouellet.

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