• Caucus de la rentrée du Bloc Québécois : « Le Québec n’est jamais mieux servi que par lui-même » -Martine Ouellet

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, le chef parlementaire et député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, Xavier Barsalou-Duval, et Gabriel Ste-Marie, député de Joliette et leader parlementaire, ont tenu un point de presse lors du caucus du Bloc Québécois pour faire connaître leurs priorités en vue de la rentrée parlementaire.

    « Nous en sommes déjà à la mi-mandat du gouvernement d’apparence de Justin Trudeau et le constat est flagrant : nous sommes devant un gouvernement nuisible pour le Québec. Justin Trudeau négocie exclusivement pour le Canada et c’est inquiétant car c’est encore le Québec qui risque d’en payer le prix fort.. Nous ne pourrons tolérer que le Québec serve encore une fois de monnaie d’échange à travers la gestion de l’offre ou l’industrie aéronautique  pour contenter le reste du Canada. La renégociation de l’ALENA inquiète nos agriculteurs et nos travailleurs tout comme le conflit qui perdure dans l’industrie du bois d’œuvre. C’est l’avenir de milliers de familles et de régions entières qui est en jeu. Quand on voit Justin Trudeau négocier avec autant de nonchalance voir de “je-m’en-foutisme”, on ne peut que conclure que le Québec n’est jamais mieux servi que par lui-même », a déclaré d’entrée de jeu Martine Ouellet.

    Si les libéraux sont nuisibles, le NPD pour sa part est incapable de défendre ni même de comprendre minimalement les Québécois. « On voit une course au NPD qui se fait de plus en plus sur le dos des Québécois. La bonne vieille recette pour plaire aux Canadiens refait surface. On a eu droit à de la surenchère de la part des candidats à la direction à savoir lequel d’entre eux réprimerait le plus fermement l’Assemblée nationale dans le dossier de la laïcité de l’État. Un parti politique prêt à brimer les élus de la population québécoise ne peut prétendre représenter le Québec », a poursuivi la chef du Bloc Québécois. Le Québec est maintenant fortement marginalisé au sein du NPD et ne représenterait plus que 4 % des membres.

    « Cette session parlementaire est importante pour le Québec. La lutte contre les paradis fiscaux, nous en faisons un combat de tous les instants. Devant un gouvernement canadien dépensier qui ne cesse d’offrir des cadeaux indécents aux banques torontoises, le Bloc Québécois se fera le défenseur des contribuables québécois. On va continuer de fouiller tous les projets de loi et repérer les passe-droits que les libéraux y cachent », a déclaré le leader parlementaire du Bloc Québécois, Gabriel Ste-Marie.

    « Depuis deux ans, on dirait que l’objectif de l’équipe Trudeau est d’enlever le plus de poids possible au Québec. On l’a vu quand le ministre canadien des Finances a choisi Toronto plutôt que Montréal pour la banque de privatisation des infrastructures ou quand le même ministre a tenté de soustraire les banques à la loi de protection des consommateurs. À quoi servent les 40 députés libéraux du Québec? Ils n’ont jamais même levé le petit doigt. Des criminels continuent de se défiler de leur procès à cause de l’arrêt Jordan et des peines minimales et Justin Trudeau regardent le train passer sans agir. Au Bloc Québécois, on va continuer de défendre les Québécois que ce soit dans le dossier du cannabis, de Chalk River et contre le pipeline Énergie Est, tout en préparant l’indépendance! Nous allons continuer de démontrer comment ce parlement-là ne sert en rien les citoyens du Québec », a conclu le député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, Xavier Barsalou-Duval.

  • ALÉNA : les 10 demandes du Bloc Québécois « 3e ronde : Justin Trudeau doit sortir de sa nonchalance » – Martine Ouellet

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, accompagnée de Gabriel Ste-Marie, député de Joliette et porte-parole en matière de commerce international, a tenu un point de presse au sujet de la renégociation de l’ALÉNA dont la troisième ronde se déroulera du 23 au 27 septembre 2017, à Ottawa.

    « Malheureusement, comme le Québec n’a pas encore le statut d’un pays mais seulement d’une simple province, nous ne sommes pas représentés à la table de négociation. C’est le Canada qui négocie à notre place. Au terme des deux premières rondes de négociation, force est de constater que Justin Trudeau ne fait pas le poids face à Donald Trump, un vieux routier du monde des affaires, qui a fait grimper les enchères à coup de tweets. Ses déclarations incendiaires ne sont pas le fruit du hasard ou de l’improvisation. Tout en rassurant sa base, il se positionne face au Canada et au Mexique. À la veille de la troisième ronde, Justin Trudeau, s’il ne veut pas être KO, doit sortir de sa nonchalance, se ressaisir et exiger des protections pour les agriculteurs, les travailleurs, l’environnement, la culture, nos PME et leur commerce en ligne, nos services publics et finalement notre souveraineté en retirant la clause des investisseurs », a déclaré d’entrée de jeu Martine Ouellet.

    En bref

    ·       Le Canada négocie derrière des portes closes et le Québec sera mis devant le fait accompli

    ·       La gestion de l’offre, déjà menacée, risque fort de servir de monnaie d’échange pour Ottawa

    ·       La clause investisseur, une atteinte à la souveraineté des États, doit disparaître

    Martine Ouellet déplore que Justin Trudeau ait accepté que les négociations se déroulent derrière des portes closes. « Ce n’est pas anodin. L’absence de transparence est souhaitée par les lobbys des multinationales, qui ont ainsi le champ libre pour faire pression en faveur de leurs clients. C’est ce que Jacques Parizeau avait baptisé “une grande charte des droits des multinationales”, après avoir réalisé l’étendue des effets de ce type d’entente », a-t-elle poursuivi. 

    Maintenir intégralement la gestion de l’offre

    Ce n’est pas d’hier que la gestion de l’offre se trouve au cœur des négociations du Canada avec d’autres pays. Pour le Bloc Québécois, il est clair qu’Ottawa se sert de cette mesure comme monnaie d’échange sur le dos des agriculteurs québécois. Des ouvertures ont déjà été concédées par le Canada dans le cadre des négociations de l’accord Canada-Union européenne et, dans une mesure encore plus importante, dans le cadre de celles du Partenariat Trans-Pacifique (finalement rejeté par la nouvelle administration Trump).

    « La gestion de l’offre doit-être maintenue intégralement, affirme Martine Ouellet. Est-ce que Justin Trudeau se tiendra debout devant l’administration Trump? Ou cédera-t-il encore, une fois de plus, en monnayant les intérêts québécois au profit de ceux du Canada? La ministre Freeland a utilisé le terme “préserver”, qui est très inquiétant car il ouvre la porte à la possibilité d’élargir encore plus la brèche de l’AECG et même du PTP dans la gestion de l’offre », s’est inquiétée la chef du Bloc Québécois.

    Le chapitre 11 : La clause investisseur doit disparaître

    Le fameux chapitre 11, clause qui n’était pas dans l’ALÉ et qui est apparue dans l’ALÉNA, est une disposition qui donne le pouvoir aux firmes étrangères de poursuivre les gouvernements. De nombreux économistes, dont le prix Nobel Joseph Stiglitz, ont vivement dénoncé ce type de clauses. Pour sa part, Jacques Parizeau a eu ce que lui-même a qualifié de « réveil brutal », lorsque la multinationale américaine Ethyl Corporation a poursuivi le gouvernement canadien, suite à l’interdiction d’un produit cancérigène. La compagnie a obligé Ottawa à retirer sa loi et, pour comble d’insulte, elle a empoché 13 millions de dollars en dédommagement pour perte de profitabilité.

    « Justin Trudeau et sa ministre doivent exiger que cette clause, qui constitue une atteinte directe à la souveraineté des États au profit des multinationales, soit retirée du nouvel accord, martèle Martine Ouellet. Il ne s’agit pas de s’opposer à tout traité de libre-échange. D’ailleurs, s’il n’y avait plus d’ALÉNA, l’ALÉ (Accord de libre-échange), ratifié par le Canada et les États-Unis en 1988, demeurerait en vigueur. Cet accord, appuyé à l’époque par Jacques Parizeau et Bernard Landry, favorise aussi la circulation de biens et des services, mais n’offre pas, contrairement à l’ALÉNA, un statut “en or” aux multinationales. Le libre-échange doit servir d’abord les citoyens et les travailleurs plutôt que de profiter presque exclusivement aux multinationales. »

    Garantir l’accès au marché pour l’industrie aéronautique

    Gabriel Ste-Marie a tenu à offrir son soutien à l’industrie aérospatiale québécoise, qui est la plus exposée dans le cadre des négociations actuelles selon le Conference Board. « Le Bloc Québécois veille au grain pour s’assurer que nos entreprises préservent leur accès au marché américain. Les rondes de négociations à venir seront cruciales pour notre économie de pointe et en particulier l’aérospatiale, une industrie essentiellement québécoise. Il nous faut poursuivre la mobilisation pour nous assurer que le gouvernement canadien ne sacrifiera pas un pan majeur de notre économie pour mettre à l’abri des industries ontariennes.

    Selon le Bloc Québécois, voici les 10 demandes nécessaires pour qu’un nouvel ALÉNA soit au service des travailleurs et des citoyens du Québec :

    1. Maintenir intégralement la gestion de l’offre dans le secteur agricole;
    2. Appliquer l’ALÉNA au bois d’œuvre, sans ententes protectionnistes parallèles susceptibles de nuire au secteur forestier québécois;
    3. Retirer la « clause investisseur » (chapitre 11), qui permet aux entreprises de poursuivre les gouvernements, parce qu’elle constitue une atteinte à la démocratie et à la souveraineté des États, en plus d’avoir des impacts directs ici, au Québec;
    4. Maintenir l’exception culturelle;
    5. S’assurer que les commerçants et distributeurs québécois ne sont pas désavantagés par rapport aux fournisseurs américains dans le commerce en ligne;
    6. Maintenir l’exclusion des services publics pour les citoyens;
    7. Protéger les travailleurs en tenant compte des accords de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui assurent que le profit des entreprises ne se fait pas au prix d’une dégradation des conditions d’emploi;
    8. Se donner les moyens de protéger l’environnement en détenant tous les leviers nécessaires;
    9. Permettre l’instauration d’un équivalent québécois du Buy American Act;
    10. S’assurer que le commerce de l’eau est exclu de l’accord.
  • Consultations publiques sur le cannabis : Le Bloc Québécois propose de rapatrier la production et de la confier à la SAQ

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, accompagnée de Kedina Fleury-Samson, vice-présidente du Bloc Québécois, a déposé un mémoire contenant sept recommandations et fait des représentations à l’occasion des Consultations régionales sur l’encadrement du cannabis au Québec.

    « Au-delà de la santé, pour laquelle il y a beaucoup d’études, le volet dont presque personne ne parle est celui de la production. Tout l’aspect de la production et de l’émission des permis semble être passé sous le radar. Pourtant, la production est le nerf de la guerre. C’est très, très payant. Est-ce pour ça que Justin Trudeau tient absolument à garder l’émission des permis? Pourquoi transférer cet argent des mains du crime organisé aux mains de firmes privées d’ailleurs souvent liées aux PLC? », lance Martine Ouellet.

    En légalisant le cannabis plutôt que de le décriminaliser, le gouvernement canadien met sur pied, dans les faits, une véritable industrie qui représentera, au Québec seulement, de 1,3 à 10 milliards de dollars de revenus par année, selon l’étude de l’IRIS. En comparaison, la SAQ dégage des revenus de 3 milliards de dollars par année, les ventes de bière 2,5 milliards, alors que la vente de tabac génère environ 6 milliards de dollars annuellement (31,5 G$ au Canada). Notons que la SAQ dégage un profit de 30 % sur les ventes alors qu’elle n’est que distributrice des produits.

    « D’ailleurs, quand Justin Trudeau dit aux provinces “Débrouillez-vous comme vous le voulez, l’important c’est que ça soit prêt pour le 1er juillet 2018!”, il pense probablement “l’important, c’est que je garde la main mise sur la production…” », avance Martine Ouellet

    « Un Québec indépendant pourra légiférer afin d’encadrer le cannabis selon ses propres visées. Tant que ce ne sera pas le cas, notre réflexion s’articule autour de la question qui est toujours en tête de nos préoccupations : qu’est-ce qui est le mieux pour le Québécois et les Québécoises? C’est dans ce sens que nos recommandations ont été formulées », a poursuivi Kedina Fleury-Samson.

    Le gouvernement du Québec doit rapatrier la production du cannabis

    Comme la santé, l’agriculture et le commerce sont de la compétence du Québec, le Bloc Québécois considère que le projet de loi C-45 constitue un autre empiètement d’Ottawa dans nos champs de compétences. Le gouvernement du Québec doit rapatrier la production du cannabis et ne pas laisser le gouvernement Trudeau faire main basse sur ce qui revient de plein droit aux Québécoises et aux Québécois.

    À qui doit profiter les profits énormes de la production de cannabis : à des firmes privées ou aux citoyens?

    Le Bloc Québécois propose de nationaliser la production du cannabis et d’en confier la responsabilité à une nouvelle division de la SAQ qui relèverait du ministère de la Santé et des Services sociaux.

    « Nationaliser la production du cannabis et la confier à une société d’État, en créant nouvelle division à la SAQ relevant du ministère de la Santé et Services sociaux plutôt que des finances, permettrait que les 1,8 à 3 milliards de dollars de retombées estimées du cannabis bénéficient à tous les Québécois et toutes les Québécoises. Les citoyens peuvent-ils se permettre de se passer de 1.8 milliard à 3 milliards de dollars par année en nouveaux revenus aux profits d’actionnaires de grosses corporations? Nous pensons qu’investir dans la prévention, dans l’encadrement, mais aussi dans l’éducation, la santé et les services sociaux, c’est pas mal mieux que de remplir les comptes de banque d’actionnaires de firmes privées », conclut Martine Ouellet.

    Les propositions du Bloc Québécois 

    1. Comme la santé, l’agriculture et le commerce sont de la compétence du Québec, que le Canada ne s’occupe que des modifications au Code criminel et des règlements qui s’y rattachent en matière de légalisation du cannabis.
    2. Que le gouvernement du Québec s’inspire de ce qui se fait en matière de consommation d’alcool et de tabac – interdictions, périmètres proscrits, campagne de sensibilisation et de prévention, etc. – afin d’encadrer le cannabis au Québec.
    3. Que la distribution du cannabis soit confiée à la SAQ – une société d’État qui contribue grandement aux finances du gouvernement du Québec, donc à tous les citoyens du Québec – et que cette distribution se fasse dans des points de vente distincts.
    4. Que le gouvernement du Québec rapatrie l’émission des permis de production du cannabis puisque le Canada empiète sur nos compétences dans ce domaine.
    5. Que le Québec nationalise la production du cannabis et en confie la responsabilité à une nouvelle division de la SAQ afin que tous les profits, estimés entre 1.8 milliard et 3 milliards de dollars par année, reviennent à l’ensemble des Québécois et Québécoises plutôt qu’aux actionnaires de firmes privées.
    6. Que la SAQ relève non pas du ministère des Finances, mais de celui de la Santé et des Services sociaux.
    7. Que l’ensemble des mémoires présentés lors des consultations publiques régionales soit publié et rendu accessible dès maintenant.
  • Avis aux médias BQ : Martine Ouellet en tournée en Abitibi-Témiscamingue

    Montréal, le 30 août 2017 –  Les représentants des médias sont priés de noter que la chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, sera en tournée dans la région de l’Abitibi Témiscamingue. 

    Martine Ouellet sera disponible pour s’entretenir avec les médias.

     

    Horaire :      

    Le mercredi 30 août

     Rencontre avec le maire de Val-d’Or, Pierre Corbeil,  et les conseillers municipaux Sylvie Hébert et Robert Quesnel
    Heure : 15 h

    Lieu : Val-d’Or

    Rencontre avec des militants du Bloc Québécois de Rouyn-Noranda

    Heure : 17 h

    Lieu : 52 Perreault St W, Rouyn-Noranda, Quebec J9X 2T4

     


    Le jeudi 31 août

    Déjeuner avec Louis Dallaire, président de Gestion de l’inforoute régionale de l’Abitibi-Témiscamingue (GIRAT)

    Heure : 7 h 30

    Lieu : Rouyn-Noranda

    Rencontre avec Pascal Bibeau, coordonnateur de la communauté Kebaowek

    Heure : 11 h 30

    Lieu : Ville-Marie

    Rencontre avec Sylvain Vachon, président de l’Union des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue

    Heure : 16 h

    Lieu : Rouyn-Noranda 

    5 à 7 d’ouverture du Festival de musique émergeante

    Heure : 17 h

    Lieu : 112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada 

     

    Le vendredi 1er septembre

    Rencontre et visite du Centre d’amitié Autochtone de Val-d’Or

    Heure : 10 h 30

    Lieu : 1272 7e Rue, Val-d’Or, QC J9P 6W6 

     

    – 30 –

    Pour plus de renseignements ou demandes d’entrevues, veuillez communiquer avec :

    Camille Goyette-Gingras
    Attachée de presse
    camillegoyetteg@gmail.com
    438 820-2655

  • Demandeurs d’asile : Le gouvernement canadien ne fait pas son travail

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, accompagnée de Mario Beaulieu, député de La Pointe-de-l’Île et porte-parole en matière d’immigration, et de Stéphane Handfield, avocat spécialisé en matière d’immigration, a dénoncé l’impuissance manifeste du Canada à gérer efficacement le dossier des demandeurs d’asile.

    « On pourrait résumer le travail d’Ottawa en quelques mots : insouciance, improvisation et manque de jugement. Justin Trudeau et le gouvernement canadien ne font pas leur travail. La situation à la frontière se détériore de jour en jour », a martelé Martine Ouellet d’entrée de jeu.

    Justin Trudeau : le marchand d’illusions qui crée de faux espoirs

    « Il a beau se pavaner à travers le monde en disant que le Canada ouvre les bras à tous, Justin Trudeau a les deux pieds dans la même bottine quand vient le temps d’agir efficacement, a poursuivi Martine Ouellet. Il n’a pas prévu les effectifs nécessaires pour assurer une bonne gestion des dossiers des réfugiés.   Avec toutes les coupes de postes des dernières années et l’absence de véritable analyse de la situation actuelle, le gouvernement canadien est la cause directe de délais aberrants, tant dans le traitement de la demande de recevabilité que dans celui du statut de réfugié. »

    Stéphane Handfield a poursuivi ainsi : « Il y a quelques mois, la demande de recevabilité d’un demandeur d’asile était traitée sur-le-champ. Actuellement, le délai peut dépasser 3 mois, mois durant lesquels les ressortissants vivent de l’insécurité et doivent être pris en charge par l’État. Les délais de traitement des demandes de statut de réfugié sont quant à eux indécents. Alors qu’historiquement ces délais étaient de 2 mois, ils sont maintenant de 9 à 24 mois. Sans parler du permis de travail, dont le délai d’obtention est passé de 6 semaines, il y a un an, à 9 et même 12 mois actuellement. »

    « Il est temps que Justin Trudeau arrête de se tourner les pouces et octroie les ressources nécessaires, tant financières qu’humaines, afin de régler la situation. Le Québec envoie au Canada 50 milliards de dollars par année pour la gestion des compétences fédérales. Ce n’est clairement pas un manque d’argent qui empêche Justin Trudeau d’agir », a ajouté pour sa part Mario Beaulieu.

    « Il faut aussi rappeler que malgré les grandes déclarations d’ouverture de Justin Trudeau, près de 50 % des demandes de statut de réfugié des ressortissants haïtiens ont été refusées en 2016. Il faudrait qu’il arrête de créer de faux espoirs aux ressortissants étrangers et qu’il donne l’heure juste », a renchéri Martine Ouellet.

    Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis

    Rappelons qu’actuellement, les demandeurs d’asile en provenance des États-Unis n’ont d’autre choix que de traverser la frontière de façon irrégulière, en dehors des postes frontaliers, pour pouvoir revendiquer un statut de réfugié s’ils ne veulent pas être refoulés. En effet, aux postes frontaliers, ils sont automatiquement retournés aux États-Unis en vertu de l’Entente sur les tiers pays sûrs. Cela crée deux systèmes parallèles, générant une désorganisation malsaine.

    La Convention de Genève sur les réfugiés demande à tous les pays signataires d’accueillir les demandeurs d’asile le temps d’analyser leur demande. « La compassion et l’efficacité ne sont pas incompatibles, au contraire!, a lancé Martine Ouellet. Mais actuellement, l’application de l’Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis va à l’encontre même du principe du traité de Genève. Les déclarations controversées du président Trump ont créé, de facto, un sentiment d’insécurité chez les ressortissants haïtiens, à qui Barack Obama avait accordé un statut de protection temporaire suite au tremblement de terre de 2010. Il en était de même au printemps dernier lorsque le président américain a annoncé qu’il souhaitait interdire par décret l’entrée aux États-Unis de ressortissants de six pays à majorité musulmane. Et c’est loin d’être terminé : d’autres décisions sont à venir au sujet de l’expiration de statuts de protection temporaire de centaines de milliers de ressortissants de neuf autres pays. La situation risque donc de s’amplifier dans les prochaines semaines et les prochains mois et elle était prévisible depuis le printemps dernier! »

    « La seule solution pour éviter deux systèmes en parallèle est la suspension temporaire des effets de l’Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis le temps de faire l’évaluation de la nouvelle situation politique, a renchéri Mario Beaulieu. Cette suspension est totalement justifiée par les récentes déclarations du gouvernement américain. Invoquer la peur d’incidents diplomatiques revient à plier l’échine devant l’administration Trump, qui a elle-même créé cette nouvelle situation avec ses déclarations intempestives. C’est le maintien de l’application de cette entente qui est responsable de la situation intenable aux frontières du Québec. »

    Quand le Québec sera indépendant, il pourra gérer correctement ses frontières

    En rapatriant tous nos pouvoirs en relations internationales, le Québec pourra :

    • suspendre les effets de l’Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis afin de mettre fin aux passages irréguliers à la frontière et ainsi respecter la lettre et l’esprit de la Convention de Genève.

    En rapatriant notre 50 milliards de taxes et d’impôts canadiens ainsi que la gestion de l’immigration, le Québec pourra se donner les moyens d’accueillir efficacement les demandeurs d’asile.   Le Québec pourra :

    • déployer les effectifs nécessaires afin que la demande de recevabilité se fasse dans un délai de 24 heures et que le permis de travail soit délivré en même temps que la demande de recevabilité;
    • s’assurer que les demandes de statut de réfugié soient traitées dans un délai de 2 mois.

    Devant ce constat d’échec de gestion de la situation des demandeurs d’asile, le Bloc Québécois demande qu’Ottawa donne au Québec les moyens d’agir efficacement en la matière. « Pour le moment, en attendant que nous ayons rapatrié nos impôts et nos lois, le minimum serait qu’Ottawa nous retourne une partie de notre 50 milliards pour faire un travail que, manifestement, il refuse de faire », a conclu Martine Ouellet

  • CRTC et productions originales en français : « Le Bloc restera vigilant aux côtés des créateurs » – Martine Ouellet

    « C’est une autre victoire, mais le Bloc restera vigilant aux côtés des créateurs », a déclaré la chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet.

    « Comme pays, la culture du Québec n’aura plus à dépendre des décisions néfastes du CRTC. C’est particulièrement déplorable que ça ait pris des mois de mobilisation du milieu culturel québécois et plusieurs dizaines d’interventions du Bloc pour qu’Ottawa oblige finalement le CRTC à refaire ses devoirs. Le CRTC nous livre la preuve que seul un Québec indépendant pourra protéger la culture québécoise », a poursuivi la chef du Bloc Québécois.

    Le Bloc Québécois avait écrit à la ministre Joly le 12 juin dernier pour lui demander plus précisément d’annuler la décision CRTC 2017-145 offrant au groupe Corus la possibilité d’élaguer sa production originale en français au profit d’émissions traduites. Trois projets québécois de séries télévisées sont tombés sous le couperet de la chaîne Série+ dès l’annonce de la décision du CRTC.

    « Le Bloc Québécois sera toujours aux côtés des créateurs de chez nous quand il faut lutter contre l’ineptie du Canada. Le CRTC ne rate jamais une occasion de prouver que la vitalité de notre culture ne fait tout simplement pas partie de ses critères d’analyse. Nous allons nous assurer que le réexamen de ses décisions n’entraînera pas de nouvelles conséquences néfastes pour les créateurs de chez nous », a conclu Monique Pauzé, porte-parole du parti en matière de culture.

  • 150e anniversaire de la Confédération : « dépenser 500 millions de dollars pour célébrer une distraction? » — Martine Ouellet

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, a critiqué les dépenses envisagées par le gouvernement canadien pour l’anniversaire de la Confédération. « Justin Trudeau a doublé l’enveloppe prévue par le gouvernement Harper pour célébrer à coup de centaines de millions de dollars ce dont il refuse de parler, ce qu’il a qualifié de distraction après que le premier ministre le plus fédéraliste de l’histoire du Québec a reconnu que la Constitution canadienne ne marchait pas », a fait remarquer la chef du Bloc Québécois.

    « Quelle est la pertinence pour nous de payer cette facture, complètement démesurée, pour fêter le Canada et son carcan constitutionnel? », a déploré Martine Ouellet.

    Le manque de considération du gouvernement canadien est évident, que ce soit envers les peuples autochtones ou bien à l’égard du peuple québécois. Mercredi soir, une centaine de personnes, surtout des membres des Premières Nations, ont manifesté devant le Parlement à Ottawa contre les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération. Une manifestante a même condamné à cette occasion le « génocide culturel » commis par le gouvernement canadien envers les Premières Nations.

    « Le refus de Justin Trudeau de reconnaître l’échec constitutionnel de 1982 et sa propension à nier le statut de nation du Québec en contestant en cour suprême la Loi 99 démontre une autre fois qu’un dialogue avec le gouvernement canadien ne sera jamais possible », a poursuivi la chef du Bloc Québécois.

    « Nous perdons tout simplement notre temps en continuant les discussions avec Ottawa. L’indépendance donnera au Québec tous les pouvoirs nécessaires pour appuyer les droits de la nation québécoise. En tant que pays indépendant, le Québec possédera enfin tous les moyens pour réaliser son plein développement économique et social », a conclu Martine Ouellet.

  • Mépris du statut et des droits du peuple québécois : LA PRESSION SUR TRUDEAU MONTE D’UN CRAN

    La pétition pour la Loi 99 déposée sur fond de crise constitutionnelle

    En pleine relance des discussions entre Québec et Ottawa sur la constitution, la chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, ainsi que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), Maxime Laporte, annoncent officiellement le dépôt par le député de Terrebonne, Michel Boudrias, d’une importante pétition à l’appui des dispositions contestées par le Canada de la Loi de l’Assemblée nationale sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec (« Loi 99 », RLRQ c. E-20.2).

    Pour qu’Ottawa se désiste du procès de la Loi 99

    Lancée en janvier dernier par le Bloc et la SSJB avec l’appui du Parti Québécois (PQ), de Québec solidaire (QS), de la Coalition Avenir Québec (CAQ), du fondateur de l’Action démocratique du Québec (ADQ) Jean Allaire et de plusieurs organisations citoyennes, cette pétition adressée à Ottawa reprend essentiellement le texte d’une résolution unanime formulée en 2013 par les élus de l’Assemblée nationale. Cette résolution exhortait le gouvernement canadien à se désister de l’actuelle contestation judiciaire de la Loi 99, menée depuis 2001 par l’ultra-fédéraliste Keith Henderson, ancien chef du Parti Égalité.

    Hélas, comme le veut la coutume en ce pays, la volonté du Québec, même unanime, s’est vue violée par le Canada qui, du 20 au 27 mars derniers, a pris part au procès en Cour supérieure à Montréal, faisant preuve, une fois de plus, de son profond mépris à l’égard de notre démocratie. Rappelons que la SSJB agit comme partie intervenante dans le cadre de ce litige dont l’issue devrait être connue au courant du mois d’août. C’est aussi la SSJB qui s’est faite l’architecte de la mobilisation populaire autour de cet enjeu crucial.

    Le Canada sommé de reconnaitre la Loi 99

     Par-dessus tout, les quelque 10 000 signataires de la pétition exigent d’Ottawa qu’il reconnaisse la pleine validité des dispositions attaquées de la Loi 99. Adoptées en l’an 2000 sous le gouvernement Bouchard en réponse à l’inique Loi sur la clarté de Stéphane Dion (L.C. 2000, c. 26), ces dispositions indiquent en somme :

    • que le peuple québécois existe formellement en droit;
    • qu’en vertu de plusieurs instruments de droit international ratifiés par le Canada, ce statut juridique le rend titulaire des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et du principe de l’égalité juridique entre les peuples;
    • que le peuple québécois décide seul de la manière dont il exercera légitimement ses droits inaliénables;
    • et que l’option gagnante d’un référendum est celle qui obtient 50 % des votes déclarés valides, plus un.

    Le peuple québécois n’existe-t-il pas en droit, Monsieur Trudeau?

     Maxime Laporte, le président général de la SSJB, a fait valoir : « À quelques semaines du 150e du Dominion, l’heure de vérité a sonné pour Justin Trudeau et le Canada. Le grand boxeur aura-t-il le courage de monter sur le ring et de regarder les Québécois dans les yeux, ceux-là mêmes qui l’ont élu en 2015, pour leur dire avec clarté la position véritable de son gouvernement vis-à-vis de notre Loi 99?

    « Celui qui hier encore, affirmait qu’il n’y a qu’une seule nation au Canada aura-t-il le courage de nous confirmer et d’indiquer au monde entier que selon lui, le peuple québécois tel que défini dans cette loi n’existe pas en droit, qu’il n’a pas de droit, qu’il ne devrait jouir d’aucun statut formel? », a poursuivi Martine Ouellet, chef du Bloc Québécois.

    Plutôt l’indépendance que les soi-disant « Relations canadiennes »!

    Madame Ouellet a affirmé : « Quant à Philippe Couillard, peut-il nous expliquer comment, dans ce contexte, il compte convaincre son homologue canadien de « discuter » constitution et reconnaissance formelle du peuple québécois et de ses droits à l’autodétermination? Cela, sachant très bien qu’Ottawa s’affaire en ce moment même à faire invalider par les tribunaux la portée de ce même statut et de ces mêmes droits que nous nous sommes nous-mêmes reconnus à travers la Loi 99, à défaut d’interlocuteurs respectueux de volonté canadienne.»

    « Si le Premier ministre du Québec continue à agir comme si l’affaire de la Loi 99 n’existait pas, s’il se borne à refuser d’exiger du Canada qu’il se désiste de ce litige, s’il refuse de faire valoir nos droits les plus élémentaires et les plus fondamentaux, alors on ne saurait lui accorder quelque crédibilité que ce soit dans ses vaines tentatives de réparer les soi-disant « Relations canadiennes » du Québec. On ne peut être en « relation » avec quelqu’un qui fait tout pour qu’on s’aliène à lui. Décidément, la seule voie de sortie pour le Québec, le seul moyen d’être traité par le Canada en tant qu’égal et d’une manière digne de ce que nous sommes, c’est l’indépendance du Québec », ont conclu Martine Ouellet et Maxime Laporte.

     

    Historique de l’affaire de la Loi 99 et documents afférents : ssjb.com/loi99

  • Lancement de la tournée de promotion et consultation sur le français langue commune et officielle par Martine Ouellet et Mario Beaulieu

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député et porte-parole en matière de langue officielle, Mario Beaulieu, ont lancé aujourd’hui une tournée de promotion et de consultation sur le français langue commune, qui aura lieu au Québec et au hors Québec.

    « Quand on parle d’environnement, tout le monde s’entend sur l’importance de préserver la diversité des écosystèmes, la biodiversité au fondement du concept de développement durable. Pour la diversité culturelle et linguistique, c’est le même principe. C’est aussi un enjeu central pour une mondialisation équitable et l’autodétermination des peuples », a fait valoir Martine Ouellet.

    Mario Beaulieu observe que « depuis des années, les indicateurs linguistiques pointent dans la même direction, c’est-à-dire le déclin du français rapide à Montréal à moyen terme au Québec, que ce soit en termes de la langue maternelle, parlée à la maison ou au travail. La force d’attraction de l’anglais est encore largement supérieure à celle du français. L’étude de l’aménagement linguistique à travers le monde démontre qu’il est tout à fait possible d’assurer l’avenir des langues nationales. Le modèle d’aménagement linguistique québécois, qui vise à établir le français comme langue officielle et commune au Québec correspond à un type d’approche reconnu comme étant efficace pour assurer l’avenir et l’épanouissement d’une langue sur un territoire donné, contrairement au modèle canadien de bilinguisme institutionnel qui nous est imposé. C’est pourquoi depuis l’établissement de ce modèle il y a presque 50 ans, au Canada hors Québec, les substitutions linguistiques des francophones vers l’anglais augmentent à chaque recensement. Et que fait le nouveau gouvernement du Canada? Une tournée de consultation et promotion du bilinguisme institutionnel. »

    « La loi canadienne est aussi fondée sur de fausses prémisses en considérant que les anglophones du Québec constituent une minorité au même titre que les communautés francophones et acadiennes, alors qu’ils font partie de la majorité canadienne et nord-américaine. C’est pourquoi la tournée de consultation de Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien et responsable des Langues officielles a exclu les principaux groupes de représentation de la plus importante minorité francophone au Canada, c’est-à-dire le Québec. Il ne faut par oublier que les Québécoises et les Québécois constituent une minorité tant que le Québec ne devient pas un pays », précise Mario Beaulieu.

    « L’indépendance du Québec sera certainement le meilleur moyen d’assurer l’avenir du français, mais d’ici là, il est crucial de se mobiliser et d’utiliser tous nos leviers pour contrer les interventions d’Ottawa et favoriser la pérennité de notre langue nationale », conclut la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet.

    La tournée de promotion et de consultation a pour but de sensibiliser et de mobiliser la population et les organismes concernés en vue d’assurer la vitalité et la pérennité du français.

    Les informations sur la tournée, le questionnaire et les documents de consultation sont disponibles sur le site internet http://101victoires.com.

  • Demandes constitutionnelles de Philippe Couillard : Justin Trudeau a déjà dit non!

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères et chef parlementaire à Ottawa, Xavier Barsalou-Duval, se sont exprimés ce matin au sujet de l’intention du gouvernement de Philippe Couillard de rouvrir la crise constitutionnelle.

    « Alors que Justin Trudeau répète qu’il n’est pas question de rouvrir la Constitution canadienne – il l’a refait pas plus tard que ce matin, avant même le dépôt des demandes constitutionnelles de Philippe Couillard! – et qu’il appuie une poursuite qui vise à nier le statut de nation au Québec, le gouvernement libéral se lance dans une entreprise au parfum électoraliste, a lancé Martine Ouellet. Après avoir essuyé de multiples refus d’Ottawa – pensons seulement aux transferts en santé – voilà que Philippe Couillard place le Québec en position de faiblesse en se mettant les deux genoux à terre avant même de commencer. »

    Depuis le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982, jamais un premier ministre libéral québécois n’a envisagé de signer ce coup tordu. Les deux tentatives d’accord, Meech et Charlottetown, se sont soldées par des échecs retentissants. Le référendum de Charlottetown est particulièrement révélateur, le Canada trouvant que le Québec en voulait trop et le Québec considérant qu’il n’obtenait pas assez. Deux visions irréconciliables.

    « Cette tactique du gouvernement libéral ressemble bien plus à une tentative de préparer les Québécois en vue d’une signature à rabais de la Constitution canadienne. De notre côté, il est clair que la seule façon de régler une fois pour toutes la crise constitutionnelle est de réaliser l’indépendance du Québec. C’est incontournable afin d’agir et d’évoluer dans un monde où la mondialisation et la globalisation sont là pour rester », a poursuivi la chef du Bloc Québécois.

    Xavier Barsalou-Duval a pour sa part déclaré : « Justin Trudeau vient d’envoyer une gifle de plus au Québec, après celle de la localisation du Bureau des infrastructures à Toronto. Soyons réalistes, le Québec ne pourra être mieux servi que par lui-même. Il ne sert à rien de perdre notre temps et nos illusions à aller quémander des reconnaissances ou de nouveaux pouvoirs à Ottawa. L’indépendance donnera au Québec tous les pouvoirs qui lui manquent, en plus de la reconnaissance internationale. »