• « Mélanie Joly a le pouvoir d’agir. Qu’elle le fasse! » – Martine Ouellet

    Renouvellement des licences de Séries Plus et Historia :

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval et la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Patrimoine, Monique Pauzé, ont cosigné une lettre demandant à la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, d’annuler la décision de radiodiffusion CRTC 2017-145 rendue par le CRTC. Rappelons que cette décision qui annule l’obligation des diffuseurs d’offrir de la programmation originale de langue française a entraîné déjà l’annulation de trois séries télévisées.

    « Le Bloc Québécois joint sa voix aux créateurs et à tout le milieu de la télévision en réclamant l’annulation de la décision du CRTC concernant Corus. La ministre a le pouvoir de le faire de sa propre initiative. Voyant qu’elle refuse d’agir, nous l’interpellons et nous lui demandons officiellement de protéger notre culture.  La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, doit annuler la décision du CRTC et lui demander de refaire ses devoirs », a réagi Martine Ouellet.

    « La décision du CRTC nuit à la télévision québécoise. Dès son annonce, Séries Plus annulait trois séries. Le danger, c’est que le visage québécois de la télévision spécialisée risque à terme de disparaître et que le CRTC en sera le principal responsable », a ajouté Monique Pauzé.

    Rappelons que la Loi sur la radiodiffusion prévoit à l’article 28.1 que la ministre peut, par décret pris dans les quatre-vingt-dix jours suivant la décision en cause, sur demande écrite reçue dans les quarante-cinq jours suivant celle-ci ou de sa propre initiative, annuler ou renvoyer au Conseil pour réexamen et nouvelle audience la décision de celui-ci d’attribuer, de modifier ou de renouveler une licence.

    « En refusant d’agir, la ministre met en péril des milliers d’emplois et c’est un nouveau refus que le Québec essuie de la part d’Ottawa. Le ministre de la Culture du Québec a dénoncé cette décision et le gouvernement s’entête à faire comme si de rien n’était », a conclu le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.

  • « Mélanie Joly doit renvoyer le CRTC faire ses devoirs » – Martine Ouellet

    Renouvellement des licences de Séries Plus et Historia :

    La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, accompagnée des députés du Bloc Québécois Xavier Barsalou-Duval et Mario Beaulieu, a interpellé directement la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, afin que celle-ci intervienne auprès du CRTC pour qu’il révise sa décision concernant les conditions de licence de Séries Plus et Historia. Rappelons que cette décision annule l’obligation des diffuseurs d’offrir de la programmation originale de langue française.

    « J’assistais hier soir au Gala Québec-Cinéma et Xavier Dolan, lauréat des prix du meilleur réalisateur et du meilleur film, a dénoncé la décision du CRTC et rappelé qu’il faut se battre pour notre identité et notre culture, et c’est maintenant. Le milieu culturel québécois est inquiet, tant du côté des scénaristes que de celui des réalisateurs ou des acteurs. Eh bien, je dis à la ministre Joly : “Tant que nous ne serons pas indépendants, Ottawa a entre ses mains l’avenir de la télévision québécoise. La Loi sur la radiodiffusion vous permet, de votre propre initiative, de renvoyer le CRTC faire ses devoirs. La télévision québécoise, notre télévision si unique et créative, est menacée par le laxisme du CRTC. Agissez!” », a déclaré Martine Ouellet.

    « La décision du CRTC concernant Séries Plus a déjà entrainé l’annulation de trois séries québécoises. C’est notre culture qui est attaquée, c’est toute l’industrie télévisuelle qui est attaquée, avec cette décision et le CRTC ouvre une porte pour les autres radiodiffuseurs qui voudront les mêmes conditions de licence. Et ça, ça veut dire moins de productions québécoises. Si Mélanie Joly ne veut pas agir et si le CRTC ne veut pas remplir son mandat, qu’attend le gouvernement pour transférer au Québec les pouvoirs en matière de culture? Nous autres, notre culture, on y tient », a ajouté Mario Beaulieu.

    Rappelons que la Loi sur la radiodiffusion prévoit à l’article 28.1 que la ministre peut, par décret pris dans les quatre-vingt-dix jours suivant la décision en cause, sur demande écrite reçue dans les quarante-cinq jours suivant celle-ci ou de sa propre initiative, annuler ou renvoyer au Conseil pour réexamen et nouvelle audience la décision de celui-ci d’attribuer, de modifier ou de renouveler une licence.

    « Pour l’avenir de la télévision québécoise et les milliers d’emplois qui y sont attachés, Mélanie Joly doit renvoyer le CRTC faire ses devoirs et vous pouvez compter sur le Bloc Québécois pour le lui rappeler », a conclu le chef parlementaire du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.

  • Lancement de la tournée de promotion et consultation sur le français langue commune et officielle par Martine Ouellet et Mario Beaulieu

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député et porte-parole en matière de langue officielle, Mario Beaulieu, ont lancé aujourd’hui une tournée de promotion et de consultation sur le français langue commune, qui aura lieu au Québec et au hors Québec.

    « Quand on parle d’environnement, tout le monde s’entend sur l’importance de préserver la diversité des écosystèmes, la biodiversité au fondement du concept de développement durable. Pour la diversité culturelle et linguistique, c’est le même principe. C’est aussi un enjeu central pour une mondialisation équitable et l’autodétermination des peuples », a fait valoir Martine Ouellet.

    Mario Beaulieu observe que « depuis des années, les indicateurs linguistiques pointent dans la même direction, c’est-à-dire le déclin du français rapide à Montréal à moyen terme au Québec, que ce soit en termes de la langue maternelle, parlée à la maison ou au travail. La force d’attraction de l’anglais est encore largement supérieure à celle du français. L’étude de l’aménagement linguistique à travers le monde démontre qu’il est tout à fait possible d’assurer l’avenir des langues nationales. Le modèle d’aménagement linguistique québécois, qui vise à établir le français comme langue officielle et commune au Québec correspond à un type d’approche reconnu comme étant efficace pour assurer l’avenir et l’épanouissement d’une langue sur un territoire donné, contrairement au modèle canadien de bilinguisme institutionnel qui nous est imposé. C’est pourquoi depuis l’établissement de ce modèle il y a presque 50 ans, au Canada hors Québec, les substitutions linguistiques des francophones vers l’anglais augmentent à chaque recensement. Et que fait le nouveau gouvernement du Canada? Une tournée de consultation et promotion du bilinguisme institutionnel. »

    « La loi canadienne est aussi fondée sur de fausses prémisses en considérant que les anglophones du Québec constituent une minorité au même titre que les communautés francophones et acadiennes, alors qu’ils font partie de la majorité canadienne et nord-américaine. C’est pourquoi la tournée de consultation de Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien et responsable des Langues officielles a exclu les principaux groupes de représentation de la plus importante minorité francophone au Canada, c’est-à-dire le Québec. Il ne faut par oublier que les Québécoises et les Québécois constituent une minorité tant que le Québec ne devient pas un pays », précise Mario Beaulieu.

    « L’indépendance du Québec sera certainement le meilleur moyen d’assurer l’avenir du français, mais d’ici là, il est crucial de se mobiliser et d’utiliser tous nos leviers pour contrer les interventions d’Ottawa et favoriser la pérennité de notre langue nationale », conclut la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet.

    La tournée de promotion et de consultation a pour but de sensibiliser et de mobiliser la population et les organismes concernés en vue d’assurer la vitalité et la pérennité du français.

    Les informations sur la tournée, le questionnaire et les documents de consultation sont disponibles sur le site internet http://101victoires.com.

  • Demandes constitutionnelles de Philippe Couillard : Justin Trudeau a déjà dit non!

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères et chef parlementaire à Ottawa, Xavier Barsalou-Duval, se sont exprimés ce matin au sujet de l’intention du gouvernement de Philippe Couillard de rouvrir la crise constitutionnelle.

    « Alors que Justin Trudeau répète qu’il n’est pas question de rouvrir la Constitution canadienne – il l’a refait pas plus tard que ce matin, avant même le dépôt des demandes constitutionnelles de Philippe Couillard! – et qu’il appuie une poursuite qui vise à nier le statut de nation au Québec, le gouvernement libéral se lance dans une entreprise au parfum électoraliste, a lancé Martine Ouellet. Après avoir essuyé de multiples refus d’Ottawa – pensons seulement aux transferts en santé – voilà que Philippe Couillard place le Québec en position de faiblesse en se mettant les deux genoux à terre avant même de commencer. »

    Depuis le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982, jamais un premier ministre libéral québécois n’a envisagé de signer ce coup tordu. Les deux tentatives d’accord, Meech et Charlottetown, se sont soldées par des échecs retentissants. Le référendum de Charlottetown est particulièrement révélateur, le Canada trouvant que le Québec en voulait trop et le Québec considérant qu’il n’obtenait pas assez. Deux visions irréconciliables.

    « Cette tactique du gouvernement libéral ressemble bien plus à une tentative de préparer les Québécois en vue d’une signature à rabais de la Constitution canadienne. De notre côté, il est clair que la seule façon de régler une fois pour toutes la crise constitutionnelle est de réaliser l’indépendance du Québec. C’est incontournable afin d’agir et d’évoluer dans un monde où la mondialisation et la globalisation sont là pour rester », a poursuivi la chef du Bloc Québécois.

    Xavier Barsalou-Duval a pour sa part déclaré : « Justin Trudeau vient d’envoyer une gifle de plus au Québec, après celle de la localisation du Bureau des infrastructures à Toronto. Soyons réalistes, le Québec ne pourra être mieux servi que par lui-même. Il ne sert à rien de perdre notre temps et nos illusions à aller quémander des reconnaissances ou de nouveaux pouvoirs à Ottawa. L’indépendance donnera au Québec tous les pouvoirs qui lui manquent, en plus de la reconnaissance internationale. »

  • « Le Canada nuit encore une fois au développement social et économique du Québec » – Martine Ouellet

    Projet de loi de mise en œuvre du budget :

    « Avec son projet de loi de mise en œuvre du budget, Ottawa fait encore la preuve que, tant que le Québec ne sera pas indépendant, le Canada continuera de nuire à son développement social et économique », a affirmé la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, alors que trois députés bloquistes ont présenté ce matin des amendements au projet de loi de mise en œuvre du budget du gouvernement. « Les amendements proposés par le Bloc Québécois et rejetés du revers de la main par les fédéralistes nous rappellent qu’en devenant un pays, le Québec se donnera tous les moyens pour réaliser son plein développement économique et social », a poursuivi Martine Ouellet.

    Le chef parlementaire, Xavier Barsalou-Duval, a présenté un amendement afin d’abaisser à 300 millions de dollars le seuil au-delà duquel la Loi sur Investissement Canada oblige le gouvernement canadien à se pencher sur les investissements étrangers importants. Or, dans son énoncé budgétaire de l’automne, le gouvernement de Justin Trudeau a décidé de rehausser ce seuil de 600 millions à 1 milliard de dollars.

    « Aussi bien dire que le gouvernement se lave les mains de la vente de fleurons québécois comme RONA à l’entreprise américaine Lowe’s ou encore du Groupe Canam à la société d’investissements American Industrial Partners. Des entreprises québécoises qui ont une valeur boursière dépassant le milliard de dollars, il y en a peu. Pour donner un exemple, Air Transat se situe à 220 millions. Avec le rehaussement du seuil d’examen, on n’a plus aucune prise! », a dénoncé Xavier Barsalou-Duval.

    Toujours dans le projet de loi de mise en œuvre du budget, le gouvernement modifie l’assurance-emploi pour congé de maternité et désire augmenter le nombre de semaines pendant lesquelles une femme pourrait recevoir des prestations de maternité. Il reconnaît ainsi qu’une meilleure intégration des femmes à l’économie a des retombées considérables sur la vitalité économique.

    « C’est scandaleux que des femmes puissent perdre leur emploi et se retrouver sans revenu, simplement parce qu’elles ont accouché. Des mères sont pénalisées parce qu’elles perdent leur emploi! Il s’agit d’une discrimination indirecte envers les femmes et le gouvernement a l’obligation d’y remédier. Ce gouvernement qui s’autoproclame féministe devrait avoir à cœur de protéger celles qui sont à la merci des aléas de l’emploi », a déclaré Monique Pauzé.

    Le porte-parole bloquiste en matière de finances, Gabriel Ste-Marie, a fait valoir qu’avec C-44, la Banque de privatisation des infrastructures équivaut en quelque sorte à donner au gouvernement fédéral le pouvoir de soustraire le milieu financier de l’application des lois québécoises et des règlements municipaux, s’il investit dans les infrastructures par l’entremise de la Banque.

    « Ottawa fait fi du pouvoir du Québec en permettant aux promoteurs de passer outre à toutes les lois québécoises. En clair, ça veut dire que des entreprises soutenues par la Banque pourraient exproprier des gens pour construire un aqueduc, un pont, une route ou un pipeline! Ces projets privés pourront se retrouver au-dessus des lois québécoises et à l’abri du BAPE, sur simple décret du gouvernement canadien. La même logique s’applique à la Loi sur la protection du territoire agricole. Même chose pour les schémas d’aménagement, les plans d’urbanisme ou les règlements de zonage », a ajouté Gabriel Ste-Marie.

  • Le Bloc Québécois dépose un avis de motion pour la reconnaissance de l’État Palestinien

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, ont déposé aujourd’hui un avis de motion plaidant pour la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État indépendant en présence de nombreux groupes de soutien à la cause palestinienne et du président de la commission de la citoyenneté du Bloc Québécois, Barek Kaddouri.

    La Palestine souffre toujours d’une forme directe d’occupation en dépit des accords d’Oslo signés en 1993. L’implantation des colonies juives en Cisjordanie à un rythme accéléré contrevient aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies fondées sur « la solution à deux États » en fonction des frontières de 1967. La difficulté de circuler librement à l’intérieur de ce qui est reconnu officiellement comme « territoires palestiniens » et l’absence manifeste de souveraineté politique et économique de la part des Palestiniens constituent un obstacle majeur au processus de paix ainsi qu’une violation des aspirations légitimes du peuple palestinien.

    « Afin d’assurer une coexistence pacifique entre Palestiniens et Israéliens, nous demandons au gouvernement de reconnaître officiellement la Palestine en tant qu’État indépendant, au nom du droit inaliénable à l’autodétermination des peuples », affirme Martine Ouellet.

    La question reste plus que jamais à l’ordre du jour. Actuellement, 136 pays reconnaissent l’État de Palestine sur un total de 193 membres des Nations Unies. Plus récemment, des pays comme le Portugal, l’Islande et la Suède ont reconnu officiellement l’État palestinien. Qui plus est, la politique étrangère canadienne « reconnaît le droit des Palestiniens à s’autodéterminer et appuie la création d’un État palestinien souverain, indépendant, viable, démocratique et doté d’un territoire d’un seul tenant, dans le cadre d’un règlement de paix global, juste et durable ».

    « Il faut être conséquent, cesser les discours creux et agir concrètement. Justin Trudeau perpétue intégralement la politique du gouvernement Harper sur la question palestinienne, malgré son discours d’ouverture. Un changement de cap doit être officialisé rapidement afin de favoriser la relance du processus de paix dans la région », conclut Mario Beaulieu.

     

    Motion déposée par le député de la Pointe-de-l’Île le 29 mai 2017

     

    • Considérant que la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens occupés depuis juin 1967 contrevient aux résolutions 242 (1967), 338 (1973) et 2334 (2016) du Conseil de sécurité des Nations unies et met en péril la viabilité de « la solution à deux États » fondée sur les frontières de 1967;

     

    • Considérant que la création d’un État palestinien démocratique et cohabitant pacifiquement avec son voisin israélien devait découler des accords d’Oslo en 1993,et ce, au nom du droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes;

     

    • Considérant qu’actuellement, l’État palestinien est reconnu par 136 États (70,5 %) sur les 193 membres que compte l’Organisation des Nations Unies (ONU) à l’instar du Vatican, de l’Inde ou       de la Suède;

     

    • Considérant qu’en principe la politique étrangère canadienne « reconnait le droit des Palestiniens à s’autodéterminer et appuie la création d’un État palestinien souverain, indépendant, viable, démocratique et doté d’un territoire d’un seul tenant, dans le cadre d’un règlement de paix global, juste et durable »;

    Il est proposé que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement reconnaisse la Palestine comme un État indépendant.

  • Légalisation du cannabis : le gouvernement Couillard tourne volontairement le dos à des centaines de millions de dollars !

    La chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, a tenu à commenter la décision du gouvernement libéral de Philippe Couillard de vraisemblablement laisser au secteur privé la distribution du cannabis.

    « Ce gouvernement qui a coupé à gauche et à droite et qui a causé des torts énormes en santé et en éducation, notamment, s’apprête à renoncer à des centaines millions de revenus en confiant la distribution du produit au secteur privé, déplore madame Ouellet.

    Elle s’appuie sur un rapport de l’IRIS qui met de l’avant que c’est 200 millions de dollars de plus pour la première année et jusqu’à 450 millions de dollars la dixième année si la distribution est confiée à la SAQ. Voici un extrait de ce rapport :

    « Choisir la SAQ devient nettement plus intéressant lorsqu’on examine les redevances versées au gouvernement. En nous basant sur la rentabilité du cannabis sur le marché noir et sur les redevances que la SAQ transfère au gouvernement grâce à la vente de l’alcool, nous évaluons à 457 millions de dollars l’augmentation des sommes livrées à l’État suivant la légalisation du cannabis si elle prend en charge sa distribution. Cet argent permettrait, en plus de financer l’ensemble des différents services de l’État, d’assurer le déploiement de campagnes de prévention et d’éducation sur la consommation du cannabis.’’

    La production, des milliards de dollars

    Elle rappelle également que le gouvernement Couillard masque la vérité les Québécois en prétendant la production et la distribution de cannabis récréatif ne seraient pas une source de revenus importante :

    « Pourquoi les producteurs ontariens se bousculeraient à la porte du premier ministre Trudeau afin d’avoir des passe-droits pour un marché qui ne serait pas rentable?, poursuit la chef du Bloc Québécois. Il est totalement inacceptable que le gouvernement du PLQ tourne le dos à un nouveau marché qui – que l’on soit d’accord ou non, là n’est pas la question – se développera de manière importante. Un consultant américain, Adam Owens, parle même de croissance des ventes « incroyablement élevée » au cours des prochaines années. Ce gouvernement libéral si prompt à couper drastiquement dans les services, prétextant le manque d’argent, lèverait le nez sur un marché de 1,3 à 10 milliards de dollars? Et ce chiffre, selon les spécialistes, n’est pas du tout exagéré si l’on compare au marché de l’alcool au Québec qui avoisine les 6 milliards annuellement. Il y a sûrement quelque chose qu’on ne comprend pas… ou qu’on comprend trop», a conclu Martine Ouellet.

  • Renouvellement des licences de Séries+ et Historia : Le CRTC fait mal à la culture québécoise

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, ainsi que la porte-parole du parti en matière de patrimoine, Monique Pauzé, dénoncent la décision du CRTC de ne plus obliger les chaînes de télévision spécialisées à investir dans la diffusion de contenu original en français. Elles voient dans cet événement une autre démonstration criante du fait qu’Ottawa est un obstacle au développement culturel québécois et que seule l’indépendance du Québec est une voie viable.

    En effet, plutôt que de réglementer la diffusion en flux continu sur Internet, par exemple en obligeant ces nouveaux joueurs à investir dans du contenu original, en anglais et en français, le CRTC décide de déréglementer, ce qui provoquera assurément un déclin de l’offre, dont celle du Québec.

    « Le Québec a une culture qui est immensément riche et appréciée mondialement. Malheureusement, au lieu d’augmenter les possibilités de sa diffusion et d’en faire la promotion, Ottawa ne fait que fermer davantage de portes. La culture est une de nos plus belles ressources et le Canada ne cesse de démontrer que la seule option possible pour que le Québec puisse la faire rayonner à son plein potentiel, c’est de devenir un pays », a affirmé Martine Ouellet.

    « Il demeure que la seule solution envisageable pour la culture québécoise, c’est que soient rapatriés à Québec les pouvoirs en matière de radiodiffusion et de télécommunications. La quasi-totalité des gouvernements québécois successifs ont dénoncé le fait que le Québec n’ait pas le plein contrôle sur ses capacités de communication. Ce n’est pas normal qu’une nation comme la nôtre ne dispose pas de ce pouvoir et clairement, Ottawa ne fait pas son travail. Notre culture, c’est un pan de notre identité : on ne peut la confier à quelqu’un d’autre », a déclaré Monique Pauzé.

    Les deux députées trouvent malgré tout navrant que, pour adapter la réglementation à l’offre toujours croissante de diffusion en flux continu sur Internet, le CRTC choisisse de niveler par le bas. « Le CRTC continue donc son travail de saccage de la réglementation, même si ça restreint l’accès à du contenu en français pour les Québécois, même si ça fait mal à la culture québécoise », s’est désolée Mme Pauzé.

  • Subventions aux combustibles fossiles : Faire partie du Canada pétrolier coûte cher aux Québécois

    La Chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, accompagnée par Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire du Bloc et député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, voit dans les révélations du rapport du vérificateur général Micheal Ferguson à propos de l’opacité et de l’irresponsabilité du gouvernement canadien dans le dossier des subventions aux industries pétrolières et gazières, une démonstration tangible que c’est seulement en devenant un pays que le Québec pourra développer comme il l’entend son économie verte, basée sur les énergies renouvelables et l’électrification des transports.

    « Qu’on se le dise : les Québécois bénéficieraient de plusieurs avantages en choisissant l’indépendance du Québec plutôt que le Canada pétrolier. D’une part, les efforts investis au Québec pour un développement économique intelligent ne seraient plus paralysés par des intérêts économiques canadiens qui mettent tous leurs œufs dans le panier d’une industrie dépassée et d’un autre siècle, celle des énergies fossiles. D’autre part, le Québec pourrait bénéficier de tous les moyens pour appliquer son propre plan en matière de lutte aux changements climatiques, plutôt que celui du gouvernement Trudeau qui est pareil à celui du gouvernement Harper. Tous les deux ont gaspillé plus d’un milliard de fonds publics par année à la solde de l’industrie pétrolière canadienne », se désole Martine Ouellet.

    Le rapport du vérificateur général déposé hier démontre clairement la contradiction et la déroute du gouvernement canadien en la matière : alors qu’en tant que membre du G20, « le Canada a officiellement reconnu que les subventions inefficaces aux combustibles fossiles nuisaient à la lutte contre les changements climatiques, favorisaient le gaspillage de la consommation d’énergie, réduisaient la sécurité énergétique et freinaient l’investissement dans les sources d’énergies propres », il n’a pas « procédé à une analyse approfondie de toutes les mesures fiscales destinées» à ce secteur et ne pourra pas conséquemment « fournir l’assurance que sa stratégie de mise en œuvre de l’engagement du G20 pris en 2009 par le Canada est rigoureuse ».

    Cela démontre clairement que les intérêts économiques, politiques, sociaux et environnementaux du Québec passent après ceux du Canada, quel que soit le parti politique au pouvoir.

    « L’inertie canadienne en matière de lutte aux changements climatiques est non seulement condamnable, mais également nuisible. En tant que pays, le Québec, en choisissant les énergies propres et renouvelables, pourrait être un leader sur la scène mondiale en matière de réduction des gaz à effet de serre. Alors qu’on veut se projeter dans l’avenir, c’est aberrant que l’on doive payer à même nos impôts des subventions pour le pétrole bitumineux. Rester au Canada, c’est niveler vers le bas ! » de s’exclamer Xavier Barsalou-Duval.

     Le Bloc Québécois est au diapason de ce que désirent les Québécois : une économie intelligente et résolument moderne. Il est évident que cette vision ne pourra être mise de l’avant tant et aussi longtemps que le Québec sera une simple province.

    « Pour réaliser le projet d’une réelle économie intelligente et moderne, il est urgent que le Québec devienne un pays et qu’il prenne le plein contrôle de son avenir économique, environnemental et politique. Ce n’est pas dans un pays pétrolier comme le Canada qu’il y parviendra », martèle en conclusion la Chef du Bloc Québécois.

  • La Banque de privatisation des infrastructures : une mauvaise idée, implantée au mauvais endroit

    La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, le chef parlementaire, Xavier Barsalou-Duval, et le porte-parole en matière de finances, Gabriel Ste-Marie, ont tenu à réagir en apprenant que c’est à Toronto que la Banque de privatisation des infrastructures sera établie, et non à Montréal.

    « Le problème de la banque, c’est que c’est une banque de privatisation des infrastructures. Et la recette de la privatisation, on la connaît, c’est toujours la même chose. On se rend compte que, que ce soit pour les réseaux d’aqueducs, pour les routes ou les CHSLD, ça finit toujours par coûter plus cher aux contribuables, pour moins de services. Ce n’est pas pour rien que les services sont publics, c’est parce qu’on veut s’assurer d’obtenir ce qu’il y a de mieux, au meilleur coût possible », a déclaré Mme Ouellet. 

    « C’est pourquoi, au Bloc Québécois, nous nous sommes opposés au projet de Banque de privatisation des infrastructures. Mais puisque le gouvernement canadien tient mordicus à aller de l’avant, nous comprenons que le milieu économique montréalais voulait qu’elle voie le jour dans la métropole québécoise. Montréal aurait pu bénéficier de la présence de la Banque de privatisation des infrastructures, par l’obtention de contrats à des consultants, par exemple. L’annonce d’hier nous fait dire que la Banque de privatisation des infrastructures, c’est tout simplement une mauvaise idée, implantée au mauvais endroit », a ajouté la chef bloquiste.

    Le milieu économique montréalais, dont la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, s’est mobilisé pour mousser la candidature de la ville. « Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en est arrivé à la même conclusion que nous : il n’y a personne dans le gouvernement canadien pour défendre les intérêts du Québec. Force est d’admettre que le ministre des finances canadien, le grand ami de Bay Street, a plus de poids pour Toronto que les quarante députés du PLC en ont pour défendre le Québec en entier », a jouté M. Ste-Marie.

    « Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a déclaré hier que l’installation de la Banque de l’infrastructure à Toronto est une véritable gifle au visage pour la métropole. Avec ce gouvernement, le Québec a plus que sa part de gifles. Les transferts en santé, par exemple, ou le refus de nommer quatorze juges pour répondre aux besoins de notre système de justice. Le silence des 40 députés québécois du PLC est signe qu’ils acceptent que le Québec n’ait pas sa juste part », a conclu M. Barsalou-Duval.

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