• Le Bloc Québécois dépose un avis de motion pour la reconnaissance de l’État Palestinien

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, et le député de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, ont déposé aujourd’hui un avis de motion plaidant pour la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État indépendant en présence de nombreux groupes de soutien à la cause palestinienne et du président de la commission de la citoyenneté du Bloc Québécois, Barek Kaddouri.

    La Palestine souffre toujours d’une forme directe d’occupation en dépit des accords d’Oslo signés en 1993. L’implantation des colonies juives en Cisjordanie à un rythme accéléré contrevient aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies fondées sur « la solution à deux États » en fonction des frontières de 1967. La difficulté de circuler librement à l’intérieur de ce qui est reconnu officiellement comme « territoires palestiniens » et l’absence manifeste de souveraineté politique et économique de la part des Palestiniens constituent un obstacle majeur au processus de paix ainsi qu’une violation des aspirations légitimes du peuple palestinien.

    « Afin d’assurer une coexistence pacifique entre Palestiniens et Israéliens, nous demandons au gouvernement de reconnaître officiellement la Palestine en tant qu’État indépendant, au nom du droit inaliénable à l’autodétermination des peuples », affirme Martine Ouellet.

    La question reste plus que jamais à l’ordre du jour. Actuellement, 136 pays reconnaissent l’État de Palestine sur un total de 193 membres des Nations Unies. Plus récemment, des pays comme le Portugal, l’Islande et la Suède ont reconnu officiellement l’État palestinien. Qui plus est, la politique étrangère canadienne « reconnaît le droit des Palestiniens à s’autodéterminer et appuie la création d’un État palestinien souverain, indépendant, viable, démocratique et doté d’un territoire d’un seul tenant, dans le cadre d’un règlement de paix global, juste et durable ».

    « Il faut être conséquent, cesser les discours creux et agir concrètement. Justin Trudeau perpétue intégralement la politique du gouvernement Harper sur la question palestinienne, malgré son discours d’ouverture. Un changement de cap doit être officialisé rapidement afin de favoriser la relance du processus de paix dans la région », conclut Mario Beaulieu.

     

    Motion déposée par le député de la Pointe-de-l’Île le 29 mai 2017

     

    • Considérant que la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens occupés depuis juin 1967 contrevient aux résolutions 242 (1967), 338 (1973) et 2334 (2016) du Conseil de sécurité des Nations unies et met en péril la viabilité de « la solution à deux États » fondée sur les frontières de 1967;

     

    • Considérant que la création d’un État palestinien démocratique et cohabitant pacifiquement avec son voisin israélien devait découler des accords d’Oslo en 1993,et ce, au nom du droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes;

     

    • Considérant qu’actuellement, l’État palestinien est reconnu par 136 États (70,5 %) sur les 193 membres que compte l’Organisation des Nations Unies (ONU) à l’instar du Vatican, de l’Inde ou       de la Suède;

     

    • Considérant qu’en principe la politique étrangère canadienne « reconnait le droit des Palestiniens à s’autodéterminer et appuie la création d’un État palestinien souverain, indépendant, viable, démocratique et doté d’un territoire d’un seul tenant, dans le cadre d’un règlement de paix global, juste et durable »;

    Il est proposé que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement reconnaisse la Palestine comme un État indépendant.

  • Légalisation du cannabis : le gouvernement Couillard tourne volontairement le dos à des centaines de millions de dollars !

    La chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, a tenu à commenter la décision du gouvernement libéral de Philippe Couillard de vraisemblablement laisser au secteur privé la distribution du cannabis.

    « Ce gouvernement qui a coupé à gauche et à droite et qui a causé des torts énormes en santé et en éducation, notamment, s’apprête à renoncer à des centaines millions de revenus en confiant la distribution du produit au secteur privé, déplore madame Ouellet.

    Elle s’appuie sur un rapport de l’IRIS qui met de l’avant que c’est 200 millions de dollars de plus pour la première année et jusqu’à 450 millions de dollars la dixième année si la distribution est confiée à la SAQ. Voici un extrait de ce rapport :

    « Choisir la SAQ devient nettement plus intéressant lorsqu’on examine les redevances versées au gouvernement. En nous basant sur la rentabilité du cannabis sur le marché noir et sur les redevances que la SAQ transfère au gouvernement grâce à la vente de l’alcool, nous évaluons à 457 millions de dollars l’augmentation des sommes livrées à l’État suivant la légalisation du cannabis si elle prend en charge sa distribution. Cet argent permettrait, en plus de financer l’ensemble des différents services de l’État, d’assurer le déploiement de campagnes de prévention et d’éducation sur la consommation du cannabis.’’

    La production, des milliards de dollars

    Elle rappelle également que le gouvernement Couillard masque la vérité les Québécois en prétendant la production et la distribution de cannabis récréatif ne seraient pas une source de revenus importante :

    « Pourquoi les producteurs ontariens se bousculeraient à la porte du premier ministre Trudeau afin d’avoir des passe-droits pour un marché qui ne serait pas rentable?, poursuit la chef du Bloc Québécois. Il est totalement inacceptable que le gouvernement du PLQ tourne le dos à un nouveau marché qui – que l’on soit d’accord ou non, là n’est pas la question – se développera de manière importante. Un consultant américain, Adam Owens, parle même de croissance des ventes « incroyablement élevée » au cours des prochaines années. Ce gouvernement libéral si prompt à couper drastiquement dans les services, prétextant le manque d’argent, lèverait le nez sur un marché de 1,3 à 10 milliards de dollars? Et ce chiffre, selon les spécialistes, n’est pas du tout exagéré si l’on compare au marché de l’alcool au Québec qui avoisine les 6 milliards annuellement. Il y a sûrement quelque chose qu’on ne comprend pas… ou qu’on comprend trop», a conclu Martine Ouellet.

  • Renouvellement des licences de Séries+ et Historia : Le CRTC fait mal à la culture québécoise

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, ainsi que la porte-parole du parti en matière de patrimoine, Monique Pauzé, dénoncent la décision du CRTC de ne plus obliger les chaînes de télévision spécialisées à investir dans la diffusion de contenu original en français. Elles voient dans cet événement une autre démonstration criante du fait qu’Ottawa est un obstacle au développement culturel québécois et que seule l’indépendance du Québec est une voie viable.

    En effet, plutôt que de réglementer la diffusion en flux continu sur Internet, par exemple en obligeant ces nouveaux joueurs à investir dans du contenu original, en anglais et en français, le CRTC décide de déréglementer, ce qui provoquera assurément un déclin de l’offre, dont celle du Québec.

    « Le Québec a une culture qui est immensément riche et appréciée mondialement. Malheureusement, au lieu d’augmenter les possibilités de sa diffusion et d’en faire la promotion, Ottawa ne fait que fermer davantage de portes. La culture est une de nos plus belles ressources et le Canada ne cesse de démontrer que la seule option possible pour que le Québec puisse la faire rayonner à son plein potentiel, c’est de devenir un pays », a affirmé Martine Ouellet.

    « Il demeure que la seule solution envisageable pour la culture québécoise, c’est que soient rapatriés à Québec les pouvoirs en matière de radiodiffusion et de télécommunications. La quasi-totalité des gouvernements québécois successifs ont dénoncé le fait que le Québec n’ait pas le plein contrôle sur ses capacités de communication. Ce n’est pas normal qu’une nation comme la nôtre ne dispose pas de ce pouvoir et clairement, Ottawa ne fait pas son travail. Notre culture, c’est un pan de notre identité : on ne peut la confier à quelqu’un d’autre », a déclaré Monique Pauzé.

    Les deux députées trouvent malgré tout navrant que, pour adapter la réglementation à l’offre toujours croissante de diffusion en flux continu sur Internet, le CRTC choisisse de niveler par le bas. « Le CRTC continue donc son travail de saccage de la réglementation, même si ça restreint l’accès à du contenu en français pour les Québécois, même si ça fait mal à la culture québécoise », s’est désolée Mme Pauzé.

  • Subventions aux combustibles fossiles : Faire partie du Canada pétrolier coûte cher aux Québécois

    La Chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, accompagnée par Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire du Bloc et député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, voit dans les révélations du rapport du vérificateur général Micheal Ferguson à propos de l’opacité et de l’irresponsabilité du gouvernement canadien dans le dossier des subventions aux industries pétrolières et gazières, une démonstration tangible que c’est seulement en devenant un pays que le Québec pourra développer comme il l’entend son économie verte, basée sur les énergies renouvelables et l’électrification des transports.

    « Qu’on se le dise : les Québécois bénéficieraient de plusieurs avantages en choisissant l’indépendance du Québec plutôt que le Canada pétrolier. D’une part, les efforts investis au Québec pour un développement économique intelligent ne seraient plus paralysés par des intérêts économiques canadiens qui mettent tous leurs œufs dans le panier d’une industrie dépassée et d’un autre siècle, celle des énergies fossiles. D’autre part, le Québec pourrait bénéficier de tous les moyens pour appliquer son propre plan en matière de lutte aux changements climatiques, plutôt que celui du gouvernement Trudeau qui est pareil à celui du gouvernement Harper. Tous les deux ont gaspillé plus d’un milliard de fonds publics par année à la solde de l’industrie pétrolière canadienne », se désole Martine Ouellet.

    Le rapport du vérificateur général déposé hier démontre clairement la contradiction et la déroute du gouvernement canadien en la matière : alors qu’en tant que membre du G20, « le Canada a officiellement reconnu que les subventions inefficaces aux combustibles fossiles nuisaient à la lutte contre les changements climatiques, favorisaient le gaspillage de la consommation d’énergie, réduisaient la sécurité énergétique et freinaient l’investissement dans les sources d’énergies propres », il n’a pas « procédé à une analyse approfondie de toutes les mesures fiscales destinées» à ce secteur et ne pourra pas conséquemment « fournir l’assurance que sa stratégie de mise en œuvre de l’engagement du G20 pris en 2009 par le Canada est rigoureuse ».

    Cela démontre clairement que les intérêts économiques, politiques, sociaux et environnementaux du Québec passent après ceux du Canada, quel que soit le parti politique au pouvoir.

    « L’inertie canadienne en matière de lutte aux changements climatiques est non seulement condamnable, mais également nuisible. En tant que pays, le Québec, en choisissant les énergies propres et renouvelables, pourrait être un leader sur la scène mondiale en matière de réduction des gaz à effet de serre. Alors qu’on veut se projeter dans l’avenir, c’est aberrant que l’on doive payer à même nos impôts des subventions pour le pétrole bitumineux. Rester au Canada, c’est niveler vers le bas ! » de s’exclamer Xavier Barsalou-Duval.

     Le Bloc Québécois est au diapason de ce que désirent les Québécois : une économie intelligente et résolument moderne. Il est évident que cette vision ne pourra être mise de l’avant tant et aussi longtemps que le Québec sera une simple province.

    « Pour réaliser le projet d’une réelle économie intelligente et moderne, il est urgent que le Québec devienne un pays et qu’il prenne le plein contrôle de son avenir économique, environnemental et politique. Ce n’est pas dans un pays pétrolier comme le Canada qu’il y parviendra », martèle en conclusion la Chef du Bloc Québécois.

  • La Banque de privatisation des infrastructures : une mauvaise idée, implantée au mauvais endroit

    La chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, le chef parlementaire, Xavier Barsalou-Duval, et le porte-parole en matière de finances, Gabriel Ste-Marie, ont tenu à réagir en apprenant que c’est à Toronto que la Banque de privatisation des infrastructures sera établie, et non à Montréal.

    « Le problème de la banque, c’est que c’est une banque de privatisation des infrastructures. Et la recette de la privatisation, on la connaît, c’est toujours la même chose. On se rend compte que, que ce soit pour les réseaux d’aqueducs, pour les routes ou les CHSLD, ça finit toujours par coûter plus cher aux contribuables, pour moins de services. Ce n’est pas pour rien que les services sont publics, c’est parce qu’on veut s’assurer d’obtenir ce qu’il y a de mieux, au meilleur coût possible », a déclaré Mme Ouellet. 

    « C’est pourquoi, au Bloc Québécois, nous nous sommes opposés au projet de Banque de privatisation des infrastructures. Mais puisque le gouvernement canadien tient mordicus à aller de l’avant, nous comprenons que le milieu économique montréalais voulait qu’elle voie le jour dans la métropole québécoise. Montréal aurait pu bénéficier de la présence de la Banque de privatisation des infrastructures, par l’obtention de contrats à des consultants, par exemple. L’annonce d’hier nous fait dire que la Banque de privatisation des infrastructures, c’est tout simplement une mauvaise idée, implantée au mauvais endroit », a ajouté la chef bloquiste.

    Le milieu économique montréalais, dont la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, s’est mobilisé pour mousser la candidature de la ville. « Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en est arrivé à la même conclusion que nous : il n’y a personne dans le gouvernement canadien pour défendre les intérêts du Québec. Force est d’admettre que le ministre des finances canadien, le grand ami de Bay Street, a plus de poids pour Toronto que les quarante députés du PLC en ont pour défendre le Québec en entier », a jouté M. Ste-Marie.

    « Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a déclaré hier que l’installation de la Banque de l’infrastructure à Toronto est une véritable gifle au visage pour la métropole. Avec ce gouvernement, le Québec a plus que sa part de gifles. Les transferts en santé, par exemple, ou le refus de nommer quatorze juges pour répondre aux besoins de notre système de justice. Le silence des 40 députés québécois du PLC est signe qu’ils acceptent que le Québec n’ait pas sa juste part », a conclu M. Barsalou-Duval.

  • Surtaxe sur le bois d’œuvre exporté aux États-Unis : un coup de poing économique illégitime

    À la suite de la confirmation, plus tôt aujourd’hui, du Département du commerce américain (DOC) de l’imposition de droits compensateurs sur le bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis, la chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, dénonce l’inaction du gouvernement de Justin Trudeau dans ce dossier.

    « Le gouvernement de Justin Trudeau reste les bras croisés suite à la récidive américaine dans le dossier du bois d’œuvre. C’est un véritable coup de poing économique que reçoivent les forestières québécoises avec la surtaxe de 20 % totalement injustifiée. Malgré les demandes répétées du Québec, il n’y aucune annonce aujourd’hui du gouvernement canadien pour soutenir économiquement les 60 000 emplois dans toutes les régions », explique-t-elle.

    Il s’agit de la cinquième crise du bois d’œuvre entre le Canada et les États-Unis. L’industrie forestière québécoise se retrouve de nouveau coincée entre les attaques injustifiées du gouvernement américain et l’inertie du gouvernement canadien.

    « Que fera Justin Trudeau à part ‘’dénoncer vigoureusement’’ ? Aller devant les tribunaux, comme il a proposé ? poursuit Martine Ouellet. Il a la mémoire courte… Ça fait 30 ans que le Canada s’obstine avec son voisin américain devant les tribunaux. Oui, le Canada a toujours gagné, mais ça n’a jamais rien changé ! Ce sont des récidivistes dans ce dossier. »

    Encore l’Ouest ?

     

    Les forestières du Québec sont plus que jamais fragilisées. Le gouvernement du Canada fait des efforts importants pour développer le marché du bois d’œuvre avec la Chine. L’appétit des Chinois pour le 2 X 4, c’est bien beau, mais ce marché bénéficie à la Colombie-Britannique et non aux entreprises québécoises.

    « En rapatriant nos 50 milliards d’impôts et nos négociations internationales, le Québec aura les moyens de faire face aux attaques illégitimes du bois d’œuvre américain », explique-t-elle.

  • Gestion de l’offre : Martine Ouellet prend les devants !

    >>Cliquez ici pour signer la pétition<<

    La chef du Bloc Québécois et députée à l’Assemblée nationale a tenu un point de presse ce matin au sujet des propos tenus par le président américain Donald Trump concernant l’industrie laitière. Elle était accompagnée des députés Simon Marcil et Xavier Barsalou-Duval, respectivement porte-parole en matière d’agriculture et chef parlementaire.

    « Pas question de rester les bras croisés en attendant de voir quand et comment s’articuleront les discussions de renégociation de l’ALÉNA, particulièrement pour le lait et la gestion de l’offre », a expliqué Martine Ouellet. « J’ai déjà fait part de l’importance pour le gouvernement du Québec d’exprimer clairement sa volonté à propos de l’agriculture et de la gestion de l’offre dans l’ALÉNA. Avec les propos tenus par le président Donald Trump au sujet de l’industrie laitière, il est important de rétablir les faits. »

    Pour sa part, Simon Marcil a rappelé l’offre de compensation nettement insuffisante faite par le gouvernement Trudeau dans le cadre de l’entente de libre-échange avec l’Europe. « C’est un bon exemple de ‘’ l’approche Trudeau’’ : quand il s’agit de soutenir le Canada anglais, les fonds semblent illimités, mais pour le Québec, on offre des miettes. Si le passé est garant de l’avenir, c’est encore le Québec qui va en payer le prix. »

    Xavier Barsalou-Duval a, quant à lui, souligné : « Le Bloc a depuis longtemps choisi son camp, le camp des régions et des entreprises familiales de chez nous. On s’est engagé aux côtés de nos producteurs laitiers et fromagers, à chaque fois qu’on en a eu l’occasion, sans relâche et sans réserve. On ne lâchera certainement pas à la veille de la réouverture de l’ALÉNA ! »

     

     Rencontre souhaitée avec l’Ambassade américaine

    Martine Ouellet a demandé une rencontre officielle avec l’Ambassade américaine afin de rétablir les faits dans la foulée des déclarations intempestives du président américain Donald Trump.

    « Le Canada importe de 8 % à 10 % de sa consommation de produits laitiers, alors que les États-Unis n’en importent que 2 %. En fait, l’industrie laitière québécoise et canadienne sont moins protectionnistes que celle des États-Unis », a -t-elle lancé.

    La production laitière québécoise est un rouage important de l’économie dans l’ensemble des régions du Québec. Au Canada, 37 % des recettes découlant de la production laitière proviennent du Québec, ce qui en fait la principale province productrice de lait au Canada.

     

    Pétition pour le maintien de notre industrie laitière et de la gestion de l’offre

    En plus de la démarche auprès de l’ambassade américaine, le Bloc Québécois met en ligne une pétition afin d’exiger des gouvernements du Canada et du Québec de protéger le lait québécois en s’assurant que la clause de gestion de l’offre soit non négociable lors de la réouverture de l’ALÉNA.

    «  Nos fermes québécoises sont de type familial. Les fermes américaines sont beaucoup plus grosses, plus industrielles. Ce n’est pas ce que l’on souhaite pour le Québec. Le maintien de la gestion de l’offre est donc crucial pour notre industrie laitière », a conclu Martine Ouellet.

    La pétition est en ligne à l’adresse suivante: http://www.blocquebecois.org/le-maintien-de-la-gestion-de-l-offre-c-est-non-negociable/ De plus, si vous souhaitez transmettre des commentaires ou des questions à l’Ambassade américaine, un espace est prévu à cet effet.

     

  • La légalisation du cannabis, c’est surtout une nouvelle industrie de plusieurs milliards de dollars

     

    À la suite du dépôt du projet de loi canadien plus tôt aujourd’hui, la chef du Bloc Québécois et députée de Vachon à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, exige que le gouvernement Trudeau respecte les champs de compétences et confie au Québec la production du cannabis et l’émission des permis, et non seulement la distribution, l’encadrement et les mesures de prévention nécessaires. Encore une fois, le gouvernement canadien se garde la belle part du gâteau et balaie dans la cour du Québec les questions plus complexes et coûteuses.

     

    Les intentions du gouvernement Trudeau en matière de légalisation du cannabis sont connues depuis plus de deux ans. Plusieurs questions importantes sont soulevées par la légalisation du cannabis « Je partage et comprends les inquiétudes et les divers questionnements suscités par la légalisation du cannabis », explique Martine Ouellet. Déjà, de nombreuses études ont été faites sur le sujet, dont notamment celle de l’IRIS et celle de Santé Canada. Ont été évalués : les effets sur la santé, les modes de distribution, les coûts, la sécurité publique, la sécurité routière, l’engorgement des tribunaux, etc. Pourtant, tout l’aspect de la production et de l’émission des permis semble avoir été laissé de côté.

    « Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable… Si on légalise le cannabis plutôt que de le décriminaliser, c’est qu’on met sur pied une véritable industrie qui représente, au Québec seulement, jusqu’à dix milliards de dollars par année. C’est énorme ! Pour donner un ordre de grandeur, c’est l’équivalent des trois quarts du marché d’Hydro-Québec », poursuit-elle.

    Les compagnies existantes pour la production de cannabis thérapeutique – 24 en Ontario pour 1 seule au Québec – se bousculent à la porte de Justin Trudeau pour obtenir un laissez-passer rapide vers la production récréative.   « On voit bien que la production, c’est le nerf de la guerre ! Pas pour rien que l’ancien directeur financier du Parti libéral du Canada et proche de Justin Trudeau, est le président-directeur général d’une des plus importantes compagnies ontariennes de production de marijuana, Tweed Marijuana», a souligné Martine Ouellet.

    Le gouvernement canadien se garde toute la latitude du côté de l’émission des permis puisque tous les détails à ce sujet seront dans des règlements par arrêtés, à venir plus tard. Rien dans le projet de loi.

    Inacceptable, donc, aux yeux de la chef du Bloc Québécois, la répartition des rôles artificielle et non justifiée proposée par le gouvernement canadien dans sa loi : attribution des permis et la production qui relèvent du Canada, tandis que la distribution, la réglementation et la prévention seraient la responsabilité du Québec. « Pourtant, la santé, l’agriculture et le commerce sont de la compétence du Québec. Il n’y a aucune justification à cet empiètement. La modification du Code criminel et des lois pertinentes, tant que nous ne sommes pas indépendants, ça relève du Canada. Ça devrait s’arrêter là », a conclu Martine Ouellet.

  • Légalisation du cannabis – Une histoire d’argent : La production doit relever du Québec

     

    En prévision du dépôt du projet de loi sur la légalisation du cannabis, annoncé pour jeudi, la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, exige que la production relève de la compétence du Québec. « Pour le Bloc Québécois, il est clair que la production doit également relever de la compétence québécoise. Le seul rôle du gouvernement canadien, tant que le Québec n’est pas indépendant, c’est de modifier le Code criminel », a affirmé Mme Ouellet.

    Une légalisation qui profite à qui ?

    Le Bloc Québécois est d’accord avec la légalisation, mais pas de n’importe quelle manière. « On sait que la légalisation permet de diminuer le marché noir, de désengorger le système judiciaire et d’assurer un meilleur contrôle des produits. Le marché québécois est évalué entre 1,3 et 10 milliards de dollars. C’est un énorme marché », a déclaré la chef.

    Des compagnies qui sont reconnues dans la production de cannabis thérapeutique, 24 sont ontariennes et une seule est québécoise. « Nous ne voulons pas que le Québec se fasse encore damer le pion par l’Ontario. Ces compagnies ontariennes sont déjà en représentation pour avoir des passe-droits pour être les premières à se lancer dans la production, puisqu’elles produisent déjà du cannabis thérapeutique. On sait que Chuck Rifici, ancien directeur financier du Parti Libéral du Canada, est président-directeur général d’une compagnie ontarienne de production de marijuana thérapeutique. On ne voudrait pas que ce projet de loi puisse servir de retour d’ascenseur », ajoute-t-elle.

    Un grand potentiel économique

    Pour le Bloc Québécois, le projet de loi ne devrait pas prévoir que la réglementation et l’encadrement soient canadiens. Le parti souhaite plutôt que ça relève du gouvernement du Québec. Selon Martine Ouellet, « c’est un nouveau marché extrêmement lucratif qui s’ouvre et le Québec doit pouvoir décider lui-même des critères qu’il compte mettre en place. À savoir qui obtiendra des licences et pour quels marchés, nous souhaitons faire le développement d’entreprises québécoises et non pas d’entreprises ontariennes ».

    « Jusqu’à ce que le Québec soit indépendant et ait son propre code criminel, la seule participation du Canada se limite à modifier son code criminel. Les autres enjeux que sont la santé, la sécurité routière, la prévention, la production et la distribution doivent être de compétence québécoise et relever du gouvernement du Québec », a conclu Mme Ouellet.

  • « La frappe américaine est prématurée », affirme Martine Ouellet

    Voici la déclaration qu’a faite la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet, en compagnie du chef parlementaire Xavier Barsalou Duval et de la députée de Repentigny, Monique Pauzé :

    « Le Bloc Québécois condamne les frappes aériennes du régime de Bachar Al-Assad sur le village de Khan Cheikhoun, qui ont tué des civils et des enfants. Nous condamnons aussi l’utilisation d’armes chimiques, par quelque camp que ce soit.

    « Le Bloc Québécois demande une enquête onusienne pour faire la lumière sur l’utilisation d’armes chimiques lors du raid aérien. On se rappellera qu’en 2013, lors d’une attaque chimique dans le quartier de La Ghouta à Damas, le régime de Bachar Al-Assad avait d’abord été pointé du doigt. Mais l’enquête menée par Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête indépendante chargée d’enquêter en Syrie et précédemment procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie,  établissait que c’était plutôt l’œuvre de rebelles djihadistes. En conclusion, Mme Del Ponte affirmait : ‘‘Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu’à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin’’.

    « Il faut donc être très prudent. Il faut éviter de refaire les mêmes erreurs que dans le passé, comme lors de l’intervention américaine en Irak en 2003, qui était basée sur des informations erronées, sur des alternative facts.

    « L’attaque de missiles américains était donc prématurée. Il faut éviter une escalade de la violence : la résolution du conflit passe par une action multilatérale des Nations Unies et non par une action unilatérale,   comme en Irak. Un Québec indépendant travaillera de façon multilatérale et avec des informations confirmées avant de prendre part à une intervention armée. »

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